Luxembourg La conseillère Françoise Caprasse a déploré l’absence de ventilation des catégories concernées

Le compte 2017 du CPAS a fait débat au récent conseil communal de Vielsalm. En cause, l’augmentation du nombre de personnes bénéficiant du revenu d’intégration sociale.

"Le service d’aide sociale est intervenu l’an dernier à concurrence de 816.242 euros", a précisé le président du CPAS, Philippe Gérardy. "La somme consacrée au RIS est en augmentation par rapport aux années précédentes, à savoir, 684.452 euros alors qu’en 2016, 2015, 2014 et 2013, elle s’élevait, respectivement à 538.922 euros, 473.142 euros, 332.826 euros et à 275.394 euros. En novembre 2017, 68 personnes bénéficiaient du RIS, ce qui représente un coût de 225.000 euros, soit environ 29 euros/habitant, directement à charge du CPAS."

La conseillère Françoise Caprasse, interpellée par ces chiffres, a regretté l’absence de ventilation relative aux catégories de bénéficiaires. "Cette explosion des RIS est-elle due à l’exclusion du chômage ou à l’augmentation du nombre de réfugiés politiques ?, a-t-elle demandé. Ces données présentées de cette manière méritent un éclaircissement."

Le président du CPAS a précisé que des réfugiés mais aussi des étudiants et des jeunes gens venus d’autres communes bénéficient du revenu d’intégration. "Il ne s’agit pas d’une explosion mais d’une augmentation, a-t-il rétorqué. Le coût reste acceptable même s’il est vrai qu’il faut plus de personnel d’encadrement. Il ne faut pas créer une psychose et parler d’une augmentation catastrophique pour les finances communales."

Selon Françoise Caprasse ces chiffres témoignent en tout cas d’une pauvreté sociale. Le conseiller Ecolo François Rion a renchéri en affirmant que même les gens qui ont un emploi ne disposent plus de revenus suffisants et qu’indéniablement la population se paupérise. Le président du CPAS a conclu en disant qu’il convient de rester vigilants face à cette situation et de trouver des solutions. Pour le bourgmestre Elie Deblire, l’attractivité de la commune, dotée de nombreux logements sociaux, explique l’afflux de bénéficiaires extérieurs.

Nadia Lallemant