Luxembourg Le bourgmestre entame son second mandat avec déjà une mauvaise nouvelle.

L’histoire n’est qu’un éternel recommencement à Virton. Pour sa première législature, François Culot (IC +) et son équipe ont eu une surprise de taille au début de leur prise de fonction.

"La société Burgo avait en effet introduit un recours en justice pour récupérer une grosse partie du précompte immobilier (2,5 millions d’euros) qu’elle payait les années précédentes. Et elle a eu gain de cause. La Ville avait donc dû ‘débourser’ cette somme pour la lui restituer. L’échevin des Finances a fait le compte. Au total et à la suite de ce manque, la Ville a perdu environ 6 M d’euros durant cette législature", confie le bourgmestre sortant, reconduit en octobre dernier.

Autant dire que la pilule passe une fois de plus très mal car cette fois, une autre société locale a aussi pu récupérer un montant avoisinant de 1,5 M d’euros. La décision a été signifiée il y a quelques semaines. "Ça m’a un peu refroidi quand j’ai eu vent de cette histoire. Mais la grosse différence par rapport à 2013, c’est que nous savons cela avant de présenter/composer le budget. Ce n’était pas le cas la première fois. À choisir, je préfère quand même cette situation. On sait à quoi s’en tenir. Et le pire est peut-être encore à venir", dit-il.

D’autres sociétés pourraient bénéficier de ces dégrèvements fiscaux, selon le bourgmestre. Conséquences ? "Il va falloir réduire la voilure. Penser autrement. Pour ce faire, on compte sur notre nouveau partenaire Ecolo (NdlR : une alliance IC + et Ecolo a été conclue après les dernières élections. Elle forme la nouvelle majorité). Ils sont forts pour trouver des solutions."

François Culot préfère rester optimiste et prendre exemple sur d’autres villes étrangères. Comme par exemple du côté de Graz (Autriche) où il a atterri mardi après-midi pour profiter de quelques jours de repos. "Une jolie ville. Avec un centre-ville bien pensé. Nous pourrions peut-être nous en inspirer à Virton. Actuellement en travaux, il faut le rendre plus convivial, attirant qu’avant. Les habitants ou les gens de passage doivent pouvoir y venir, y manger, se promener et faire leurs achats plutôt que d’aller dans les centres commerciaux. On a tout pour y arriver : des parkings extérieurs. Une piscine proche du centre... Bref, notre façon de voir les choses doit changer", conclut-il.

L.T.