Luxembourg Une équipe a été désignée pour négocier avec trois représentants du conseil médical des CSL

Le conseil d’administration de Vivalia n’a pas pris position, mardi, sur l’éventuel démantèlement du CUP, la clinique universitaire La Clairière à Bertrix, pas plus que sur les investissements programmés sur les différents sites hospitaliers d’ici 2025. Le dossier lié à l’appel à projets pour le nouvel hôpital Centre-Sud ne doit plus, en effet, rentrer à la Région wallonne, pour le 25 mai, mais bien pour le 23 août.

Ce délai supplémentaire arrive à point nommé après le vote négatif du conseil médical des Cliniques du Sud-Luxembourg sur le dossier (voir ci-contre). "Lundi, lors du comité stratégique qui a réuni les trois conseils médicaux, nous avons obtenu l’accord du CHA et de l’IFAC", précise Yves Bernard, le directeur général. "La modification du calendrier nous laisse plus de latitude de concertation avec les conseils médicaux. Les syndicats ont été informés la semaine dernière. En juin, le projet sera représenté à chaque comité de concertation à Marche-en-Famenne, Libramont et Arlon."

Le directeur général précise qu’en CA, il a pris la décision de se retirer des discussions en cours afin de laisser, à l’équipe du management, le soin de négocier. Cette tâche délicate a été confiée aux docteurs Didier Neuberg et Philippe Deleuse ainsi qu’à Michel Dorigati, le directeur financier. "Nous rencontrerons trois représentants du conseil médical des CSL avec l’objectif d’arriver à un consensus d’ici la fin juin", précise Michel Dorigati qui quittera ses fonctions le 30 juin.

Quant au rapprochement des conseils médicaux, il est, selon Yves Bernard, toujours en cours. Le conseil médical unique est attendu au plus tard en 2020. "Des réticences se manifestent encore de part et d’autre, mais je suis confiant pour la suite", conclut-il. "En effet, dès que nous aurons obtenu l’accord du gouvernement sur le plan Vivalia 2025, il n’y aura plus de réticence à collaborer ensemble. En attendant, on ne peut éviter les réflexes protectionnistes."

Nadia Lallemant