Luxembourg Quatre-vingts réclamations sont rentrées dans le cadre de l’enquête mais elles ne viennent pas que d’Erezée

Le collectif Non au zoning de Briscol reste mobilisé. Lors de la récente réunion mensuelle, les opposants ont décidé d’interroger le collège au conseil communal du 26 juin dans le cadre d’une interpellation citoyenne. Cette interpellation portera sur la préservation des terres agricoles et des cheminements doux dans la commune.

"Je reste opposé à ce projet de parc d’activités économiques, le long de la N 807, car il va compromettre mes activités ", indique Samuel Peter, agriculteur, membre du collectif. "En effet, les prairies dont je suis locataire se trouvent dans le périmètre. Or, elles sont situées juste en face du bâtiment que j’ai acquis pour y aménager une étable. Si elles me sont retirées, je ne pourrai plus y conduire mon bétail à pied. Je devrai le transporter en bétaillère vers une autre prairie très éloignée de l’étable. "

La question des expropriations continue à tarauder les propriétaires privés, en particulier ceux qui viennent de construire.

De son côté , le bourgmestre d’Erezée, Michel Jacquet, indique que 80 réclamations sont rentrées dans le cadre de l’enquête publique mais que de nombreux courriers émanent de citoyens qui n’habitent pas dans la commune. "Ces réclamations ont été envoyées IDELux", précise-t-il. "L’intercommunale va proposer un document qui répond à l’ensemble des préoccupations. Une première rencontre a déjà eu lieu avec le collège. Le document définitif passera au conseil communal prochainement."

Michel Jacquet précise, par ailleurs, que la première phase porte sur moins de deux hectares et n’englobe que 50 ares des terrains loués par Samuel Peter. "Nous ne réaliserons la deuxième phase que si 80 % des sept lots ont été vendus", rassure-t-il. "Trois entreprises se sont déjà manifestées. Nous voulons permettre aux jeunes entrepreneurs de la commune de s’installer chez nous et éviter la délocalisation de nos entreprises qui veulent se développer."

N.L.