Mons-Centre

Mercredi, le PTB-Go a présenté quelques figures de proue du parti de gauche qui représenteront les couleurs de la formation lors des prochaines élections du 25 mai. "Ces élections seront remplies de surprises", assure Raoul Hedebouw. "Beaucoup de gens ne se reconnaissent plus dans les valeurs du PS et d’Écolo. Ils veulent retrouver une gauche qui a des couleurs. Ce message a plus de retour ici, dans la région du Centre."

Pour incarner ce renouveau dont ils veulent être l’écho, le PTB-Go pourra compter sur une liste qui ne manque pas de manifester son enthousiasme. Et la tête de liste ne sera autre que Marco Van Hees. Cet "infatigable pourfendeur des injustices fiscales" tirera la liste fédérale.

Habitant de Morlanwelz, l’agent du SPF Finances et essayiste entend défendre le service public et la justice sociale. "Il faut supprimer les cadeaux fiscaux tels que les intérêts notionnels ou les plus values sur action ainsi que taxer les grosses fortunes au-delà de 1,5 million d’euros", explique-t-il.

Pour le soutenir, Sofie Merckx, conseillère communale et médecin généraliste à Charleroi, sera à ses côtés. "Je suis là pour appuyer la candidature de Marco", précise la Carolo. "Nous voulons représenter la voix des gens dans la rue qui en ont marre de payer toujours plus d’impôts."

À la 3e place, nous pourrons retrouver Christian Viroux, ancien permanent de la FGTB Charleroi. Issu d’une famille purement socialiste, il a décidé de quitter les rouges d’Elio Di Rupo pour virer encore plus à gauche. "Le relais politique qui devait être le PS ne l’était plus. J’ai vu le PTB donner de la voix. La Belgique a besoin d’un parti qui se positionne vraiment à gauche. Je veux dire au PS que la récréation est finie."

L’objectif du parti est clair. Ils veulent avoir au moins deux élus au parlement. "D’ailleurs, les sondages le montrent. Nous sommes à 5 ou 6 % alors que nous étions à 1,9 % en 2010", explique Raoul Hedebouw. "À La Louvière, la campagne commence et l’on sent réellement l’enthousiasme des gens, une force qui est prête à réagir", conclut Antoine Hermant, conseiller communal dans la cité des Loups.