Mons-Centre

Le syndicat réclame une augmentation de salaire de 1,1% en faveur des ouvrières et ouvriers

Début de journée particulière, hier matin, pour les élèves, leurs parents et les enseignants des Ursulines de Mons. La FGTB Mons-Borinage menait en effet une action de sensibilisation dans le cadre du blocage des négociations dans le secteur de l’enseignement libre. Le syndicat regrette que « la fédération des écoles catholiques refuse catégoriquement d’augmenter les salaires de 1,1% des ouvrières et ouvriers, alors que ceux-ci ont des salaires dépassant à peine les 10 euros bruts de l’heure. »

De 7h45 à 8h30 environ, les syndicalistes ont donc distribué des tracts et des badges (« un salaire décent pour tous les ouvriers ») aux élèves et enseignants. « L’action s’est déroulée dans le calme, tout le monde s’est montré réceptif. Nous n’avons pas eu de personnes qui ne comprenaient pas l’objectif de notre action ou qui se disaient contre le principe », explique Lionel Quebella, permanent.

Le choix des Ursulines n’était pas anodin pour la FGTB, même si ce n’est pas le seul établissement à avoir été ciblé par cette action. « Il s’agit d’une grande école, en plein centre de Mons. Mais surtout, la tentation d’externaliser le travail ouvrier, comme cela a été le cas à Saint-Joseph à Saint-Ghislain, peut-être grande pour un établissement de cette taille. »

Techniciens, nettoyeuses, cuisinières ou encore électriciens, ils sont nombreux à fréquenter le monde de l’enseignement. « Si les classes sont propres, si les élèves ont la possibilité de se restaurer, si les espaces verts sont entretenus et si un encadrement est proposé avant et après les heures de cours, ce n’est que grâce à ces travailleurs. Et pourtant, ils ne sont que très peu récompensés. Le salaire minimum de ces ouvriers est en-dessous des 10 euros bruts de l’heure. »

Les syndicats réclament une augmentation de 1,1% mais se cognent à un mur. « Le SEGEC, l’organisation patronale des pouvoirs organisateurs, refuse cette augmentation et se réfugie derrière des arguments qui ne tiennent pas la route. Il est temps de valoriser le travail effectué par ces travailleurs. » La FGTB promet le dépôt d’un préavis de grève et l’organisation d’actions plus dures si les négociations n’aboutissent pas.