Mons-Centre Sous plan de gestion, la commune et le CPAS n’ont plus les moyens de concrétiser leurs projets

Plus de dix ans après avoir entamé un travail de réflexion autour de la reconversion du bâtiment de la gare d’Aulnois, aucun projet concret ne semble en ressortir. Ce qui inquiète les membres de l’opposition qui demandent que le dossier soit discuté en conseil communal et des solutions trouvées.

"Oubliés l’espace multiservice, l’antenne One, la bibliothèque communale et le musée d’ornithologie et de modèles réduits prévus dans la convention signée entre la commune et la SNCB en 2005. Oubliés le projet de logements sociaux et de services de proximité prévus dans le bail emphytéotique entre le CPAS de Quévy et la SNCB en 2013", regrette David Volant, chef de file de GénérationS Quévy.

Un budget de 350.000 euros avait pourtant été inscrit en 2015 pour permettre au CPAS d’envisager le rachat de l’ancienne gare d’Aulnois, sa rénovation et, à l’horizon 2017, la construction de logements sociaux. Placée sous plan de gestion entre-temps, la commune (et donc le CPAS) ne peut plus se permettre pareille dépense.

L’opposition s’inquiète des conséquences d’une résiliation du bail emphytéotique sur les finances communales et, par extension, sur la population. "Le chiffre de 50.000 euros d’indemnités est cité par la SNCB. Notre groupe regrette le manque de réaction du collège communal et les conséquences de ces errements sur la politique en matière de logements, jusqu’à présent menée par le CPAS."

L’opposition souhaite donc relancer le débat et réitère les propositions déjà formulées en 2006, à savoir la mise en place d’un partenariat public-privé pour la rénovation du site et la construction de logements publics et privés ainsi que l’installation d’une bibliothèque communale et d’un deuxième espace public numérique. Le groupe demande également au collège de tenir compte de l’appel à projets pour les logements publics qui sera bientôt lancé par la région wallonne. "Nous demandons aux élus de faire preuve d’initiative, de créativité, de rigueur et d’ambition pour empêcher que Quévy ne puisse développer aucun véritable projet d’avenir."

Nous avons tenté de joindre Véronique Piraux, porte-parole de la SNCB à plusieurs reprises hier, sans succès.