Mons-Centre La ville a perdu 10 % de sa population enfantine en cinq ans

De manière générale en Belgique, le taux de natalité a tendance à baisser. Reste qu’à Mons, les Ecolos estiment que la faute revient à l’absence d’une vraie politique de "ville enfants admis". Or l’objectif d’accueillir 100.000 habitants (et les subsides qui vont avec) est partagé par toutes les familles politiques. Sauf que pour les verts, s’emparer de la problématique n’a que trop duré. Place aux mesures concrètes qui seront proposées à la majorité PS/CDH.

"Je suis particulièrement inquiète de l’avenir de notre ville", déplore Charlotte De Jaer, cheffe de file Ecolo. "Mons compte de moins en moins d’enfants, particulièrement des enfants âgés entre 0 et 3 ans. Depuis le début de la législature, la ville est passée de 4.480 enfants domiciliés dans cette tranche d’âge à 3.070 enfants. C’est une diminution de près de 10 %."

Le manque de place d’accueil dans des centres agréés n’est pas neuf et ce, malgré les divers plans subsidiés par la Wallonie. L’argent, le nerf de la guerre, pour ouvrir ces nouvelles places en crèche, est pourtant bien là. "Mons a obtenu un subside pour construire de nouvelles places… C’était il y a cinq ans maintenant et peu ou aucune place n’a été ouverte. Or de futurs parents ne vont pas s’installer dans une ville qui n’offre pas d’accueil en suffisance pour leurs enfants."

Au lieu de ruminer sur le manque de places en crèche, Ecolo propose d’aller vers des alternatives innovantes. "La Ville devrait favoriser davantage l’installation d’accueillantes d’enfants. En recensant ses bâtiments publics vides et en réalisant une bourse. La Ville louerait à un tarif privilégié ses espaces à des accueillantes conventionnées", expose comme première mesure la conseillère.

Ce plan prévoit ensuite une prime à l’installation, un peu comme celles destinées aux nouveaux commerces du centre-ville. "Une aide financière de 1.000 euros leur permettant d’acheter du matériel est une mesure nettement moins coûteuse que d’ouvrir de nouvelles places en crèche. Et c’est beaucoup plus rapide."

Enfin, vu que faire de Mons une ville "enfants admis" ne se fera pas uniquement en créant des places d’accueil, des espaces de convivialité pourraient être ciblés et cartographiés. De même qu’investir dans des tables à langer dans certains lieux publics, des salles communautaires et autres ne serait pas du luxe.