Mons-Centre Ce mercredi a eu lieu la première opération du genre dans la province.

Certains chauffeurs poids lourds qui circulaient dans la région de Baudour ont pour le moins été surpris ce jeudi matin au moment de croiser les motards de la police boraine. Ils étaient cordialement conviés à venir se soumettre à un contrôle technique mobile. Une grande première dans le Hainaut. “C’est une opération plus qu’importante donc c’est quelque chose qui sera à refaire”, détaille l’inspecteur Bertrand Caroy, responsable du service circulation de la police boraine à l’initiative de la manœuvre.

Les policiers s’occupaient de sélectionner et d’arrêter les camions pour ensuite laisser opérer les techniciens du Goca (groupement des entreprises pour le contrôle automobile) venus avec tout le matériel nécessaire. Inspection des freins, des feux de signalement, des pneus, des ceintures, tout y passait ou presque. “C’est à 75 % les mêmes contrôles qui sont effectués en station”, précise Eddy Cornelis, coordinateur pour le Goca. “La seule différence avec un contrôle technique classique est que nous n’avons pas de fosse, évidemment, pour inspecter le dessous du véhicule.”

Ce genre de contrôle n’est pas nouveau en Belgique mais le Hainaut était jusqu’à présent passé à la trappe. “Nous sommes opérationnels depuis 11 ans mais c’est la première fois que nous venons dans le Hainaut”, poursuit Eddy Cornelis. “Nous avons deux véhicules qui s’alternent entre la Wallonie et la Flandre. Ce projet répond à une directive européenne qui vise à augmenter les contrôles de poids lourds le long des routes.”

L’opération réalisée dans le zoning de Baudour a été un franc succès. Sur la vingtaine de camions contrôlés entre 10h et 14h30, douze n’étaient pas en ordre. “Pas moins de 65 % des véhicules arrêtés étaient en infraction”, reprend Bertrand Caroy. “C’est interpellant. Il faut sensibiliser les gens et leur faire comprendre que ce n’est pas nécessairement au centre de contrôle technique que l’on va vérifier les camions.”

Vu les mauvais résultats, la police boraine aimerait rééditer l’expérience à fréquence d’une fois par mois. Vont-ils être imités par d’autres zones de police du Hainaut ?