Mons-Centre

Des mesures ont été prises pour assurer la sécurité de tous

Lundi aux alentours de 19 heures, un incendie se déclarait dans l’atelier de l’artiste binchois Christophe Pourbaix, situé rue de Mons à Binche. La réputation de ce dernier n’est plus à faire dans la région puisque c’est au sein même de cet atelier que sont confectionnés les masques de cire portés par les gilles à l’occasion du Mardi-Gras.

Si aucune victime n’est heureusement à déplorer puisque personne n’était présent au moment du sinistre, les dégâts matériels sont, eux, considérables. Quelque 400 masques, déjà confectionnés à la main en prévision du carnaval de Binche 2018, ont été détruits. Le bâtiment a également subi d’importants dommages.

Ce mardi matin, plusieurs experts sont descendus sur place afin de constater les dégâts et prendre les mesures qui s’imposent en matière de sécurité. « Afin de ne prendre aucun risque, un ingénieur en stabilité, mandaté par la ville de Binche, a estimé qu’il fallait effectuer les travaux en urgence et sécuriser le bâtiment dès cet après-midi », communiquait ce mardi la ville de Binche.

La rue de Mons est donc fermée à la circulation entre le carrefour de l’avenue Charles Deliège jusqu’au début de la rue de la Pépinière. Une déviation a été mise en place à hauteur de la rue de Pépinière et à l’intersection de la rue des Récollets et de l’avenue Charles Deliège. Notons qu’un service de police assurera la circulation pour éviter les embarras inhérents à ces mesures.

Quant aux causes, elles restent à déterminer mais l’origine criminelle est d’ores et déjà écartée. Aucun indice relevé par le laboratoire n’a permis d’établir l’intention volontaire. Des analyses sont toutefois en cours. Le parquet, de son côté, ne descendra pas sur place.

« Tout est mis en œuvre pour effectuer les travaux le plus rapidement possible et rétablir la circulation dans les prochains jours. Les riverains qui se situent à côté des lieux du sinistre ne sont pas impactés et ne doivent pas évacuer leur habitation », précise encore la ville. Des riverains qui ont assisté impuissants au sinistre et à la destruction d’un bâtiment symboliquement important.

« Jean-Luc Pourbaix va créer un nouveau moule pour pouvoir reprendre la création de masques, autre part. Refaire ces masques nécessitera du temps et il ne sera pas possible d’en créer autant. Mais le carnaval n’est pas mis à mal par ce drame. Les gilles ont chacun deux ou trois masques de réserve. Il n’y a donc pas de pression particulière sur Jean-Luc Pourbaix et son fils Christophe, qui sont très touchés moralement. »

Ce nouveau sinistre n’est pas sans rappeler aux Binchois l’incendie qui s’était déclaré sur le toit du théâtre communal, en début d’année, alors que le carnaval touchait à sa fin. « C’est un nouveau symbole fort du carnaval qui est touché. Pour les Binchois, c’est dramatique mais nous tentons de positiver : aucune victime n’est à déplorer et le carnaval se déroulera sans encombre. »