Mons-Centre Permis refusé par la Ville de Binche, mais le promoteur a introduit un recours.

La vie reprendra-t-elle un jour dans les murs de l’église des Récollets ? Désacralisé, l’édifice est resté à l’abandon plusieurs années avant de trouver un nouveau propriétaire qui a eu l’idée d’y créer un bar événementiel.

Le Crucis voyait ainsi le jour pour les festivités carnavalesques l’an dernier. Mais depuis, le propriétaire des lieux est engagé sur un interminable chemin de croix. Pascal Velque avait en effet obtenu une autorisation temporaire en 2016. Le carnaval passé, il devait s’acquitter de diverses démarches administratives afin de pouvoir faire aboutir durablement son projet.

"Nous restons sur l’idée d’un espace polyvalent qui pourra servir pour des expositions, des mariages, des concerts et des événements divers. En tout cas, je rappelle que ce ne sera pas une discothèque", insiste Pascal Velque. L’endroit offre de nombreuses possibilités. Un formulaire en ligne propose d’ailleurs de choisir à quelles affectations le Crucis pourrait être destiné. Tout en annonçant une ouverture prochaine…

"Nous en avons terminé avec tous les travaux de mise en conformité", poursuit Pascal Velque. Mais cela coince encore au niveau des démarches administratives. "Nous avions été induits en erreur une première fois, car on nous avait dit qu’il fallait rentrer une demande de permis unique alors qu’il fallait un permis environnemental. Ce que nous avons fait finalement. Mais la Ville de Binche a refusé notre demande. Le motif évoqué porte sur le manque d’espace devant le bâtiment et la proximité d’un carrefour. Cela poserait problème si la salle devait être évacuée. Je trouve ça un peu juste, car toutes les salles sur Binche ne sont pas équipées de la sorte."

Le promoteur ne compte pas baisser les bras pour autant. "Nous avons introduit un recours après le refus de la Ville de Binche. Nous serons fixés au mois de juin. On m’avait prévenu que ce serait difficile de faire entrer dans la tête des gens que le bâtiment n’est plus une église. Mais c’est pourtant le cas. Elle a été désacralisée et je ne l’ai pas rachetée pour organiser des messes."