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Neuf emplois sont frappés par la délocalisation annoncée par la multinationale

Leader mondial dans l’ingénierie de l’écoulement du métal, Vesuvius notamment installé à Ghlin connaît une nouvelle difficulté. Ce jeudi après-midi, les quelque 150 travailleurs de l’entreprise ont marqué un arrêt de travail dans le but de manifester leur mécontentement envers la direction.

De source syndicale, le mouvement d’humeur se poursuivrait encore ce vendredi si la direction de l’entreprise ne revoit pas sa copie. Les organisations syndicales (Setca et CNE) dénoncent un blocage et estiment se trouver dans une impasse. Pour rappel, un plan de restructuration a été annoncé le 22 mai dernier sur le site de Ghlin. Ce sont les services comptabilité et performance management qui sont touchés suite à l’annonce d’une délocalisation en Pologne de ces activités.

En effet, la volonté de ce spécialiste du transport d’acier en fusion est de créer un “shared service center” où comptabilité et performance seront centralisées sur un même site en Pologne. Au niveau européen, ce ne sont pas moins de 105 personnes qui sont concernées. À Ghlin, neuf emplois sont touchés directement, dont six par un licenciement sec.

“Les conditions proposées par la direction sont inacceptables davantage encore quand on sait que Vesuvius est une multinationale qui fait d’énormes bénéfices partout dans le monde. Nous sommes dans l’impasse”, confie Marc Brichaux, secrétaire permanent Setca. “Nous ne tolérons pas cette situation. Nous avons proposé un compromis acceptable pour les employés concernés mais la direction ne nous suit pas.”

La situation coince au niveau des conditions de départs de ces travailleurs licenciés. “Ils vont perdre leur travail mais avant cela devront former leurs homologues polonais à toutes les procédures techniques en compatibilité. Pour les former, les travailleurs de Ghlin recevraient 300 euros pendant huit mois, un an de salaire brut à la fin de la formation et une prime de 15.000 euros si le transfert d’informations est réussi. Pour nous, ce n’est pas suffisant. Pour les conditions extra-légales nous sommes loin du compte,” a conclu Marc Brichaux. L’entreprise ghlinoise devrait être complètement à l’arrêt ce vendredi.