Mons-Centre Tous se sont croisés les bras hier pour demander le départ de la coordinatrice.

Boussu La coupe est pleine pour les travailleurs de l’ASBL Garance. Les appels à l’aide n’ayant pas été entendus, ils ont décidé d’aller plus loin, avec le soutien du syndicat SETca Mons-Borinage. Ce lundi matin, tous se sont croisés les bras pour dénoncer avec fermeté l’ambiance délétère dans laquelle ils évoluent depuis plus de dix ans et dont ils jugent la coordinatrice, Katty Pirmez, responsable.

Travailleurs et syndicat annoncent d’emblée qu’ils ne quitteront pas les lieux avant d’avoir obtenu le départ de cette dernière. "Nous demandons au conseil d’administration de prendre ses responsabilités. Il est au courant de la situation, mais a fermé les yeux durant plus de dix ans. Aujourd’hui, nous disons stop. Nous attendons un geste fort", insiste Patrick Salvi, secrétaire régional SETca.

Malgré les craintes , la quasi-totalité du personnel prend part à l’action. "Ils travaillent la boule au ventre. Ce n’est pas pour rien que ces dernières années, ils ont dénoncé leur calvaire via des courriers anonymes. Le soutien de militants extérieurs est d’une grande aide, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que nous ne les laisserons pas tomber."

Si diverses tentatives ont déjà été menées pour privilégier le dialogue et aplanir les tensions, les travailleurs n’ont jamais obtenu satisfaction. "La situation est particulière. Tous ont déjà été victimes d’un acharnement de la part de la coordinatrice. Jusqu’ici, ils attendaient que l’orage passe, mais ils se rendent compte qu’ils ne peuvent plus continuer comme cela. Garance est plus connue pour son climat social que pour ses activités."

Avec une grève annoncée au finish, la SETca espère obtenir des avancées significatives et le licenciement de Katty Pirmez. "Soit l’intérêt d’une seule personne est préservé, soit on estime qu’il est inadmissible de fermer les yeux sur ce que vivent au quotidien les travailleurs et le conseil d’administration prend une décision afin de ramener de la sérénité au sein de la structure."

La balle est désormais dans le camp des différents intervenants. Mais quoi qu’il arrive, si satisfaction n’est pas donnée aux grévistes, l’action pourrait prendre davantage d’ampleur " dans la région et au-delà", promet Patrick Salvi. Malgré nos tentatives, la coordinatrice n’a pas donné suite à nos appels.