Mons-Centre Quand Jean-Jacques Flahaux s’offre un city-trip express à Paris…

On a beau être ou avoir été bourgmestre, on est jamais à l’abri des péripéties du quotidien. Jean-Jacques Flahaux en a fait la cocasse expérience ce week-end. L’ancien bourgmestre de Braine et actuel président du MR international était à Amsterdam pour le Congrès des libéraux européens samedi. Dimanche, il devait rejoindre Bruxelles pour participer à un débat sur le drame ferroviaire de Morlanwelz.

"J’avais tellement peur de ne pas entendre ni la réception ni mon gsm me réveiller que je suis sorti de mon lit à 4h30 du matin", explique Jean-Jacques Flahaux. "Du coup, je me suis préparé et j’ai pris mon taxi vers la gare d’Amsterdam où je devais prendre le train de 8h17."

Le Brainois pensait être à l’avance. C’était sans compter sur la fatigue. "Je me suis endormi sur une banquette de la gare et me suis réveillé à 10 heures !", nous confie Jean-Jacques Flahaux. Au pied levé, le libéral a pu compter sur Richard Miller pour le remplacer au débat. Mais il n’était pas au bout de ses peines pour autant.

Embarquant enfin dans le Thalys qui devait le ramener à Bruxelles, onze heures plus tard, Jean-Jacques Flahaux a loupé l’arrêt. "Le problème, c’est qu’on n’indique pas assez clairement la gare dans laquelle on arrive. Le temps que je me rende compte que nous étions à Bruxelles, c’était trop tard. Je me suis donc retrouvé à Paris où j’ai dû passer la nuit. Ce n’est que le lendemain matin que j’ai pu rentrer à Bruxelles."

Une mésaventure qui inspire au Brainois une réflexion sur notre époque. "C’est là qu’on voit que le monde est un village. Pour nos grands-parents, le simple fait de se rendre à Bruxelles était exceptionnel. Aujourd’hui, il suffit de louper un arrêt pour se retrouver dans un autre pays."

Un monde village que le président du MR international sillonne depuis deux ans. Il partira d’ailleurs en Guinée d’ici quelques jours. Espérons qu’il ne loupe pas son avion.


Les anecdotes cocasses d'autres bourgmestres


Pascal Hoyaux bloqué par les pompiers

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Bourgmestre de la Cité du Verre, Pascal Hoyaux est aussi président de la zone de secours. “Il y a quelques mois, les pompiers nous ont retenus une journée entière. Ça a énervé quelques bourgmestres qui avaient d’autres réunions prévues”, confie Pascal Hoyaux. “Nous avions collège de zone au matin à Mons. Les voitures étaient à l’intérieur du parking et les pompiers avaient tout bloqué. Ça faisait partie de leur cahier de revendications. Depuis, les choses se sont aplanies. Mais nous garons nos voitures à l’extérieur !”


Maxime Daye en retard au mariage

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L'actuel bourgmestre de Braine-le-Comte a bien failli louper un mariage qu’il devait célébrer. “J’avais noté 15h dans mon agenda”, confie le bourgmestre de Braine. “Donc ce samedi-là, je m’étais octroyé une grasse matinée. J’étais sous la douche à 10h quand j’entends mon téléphone sonner. C’était ma secrétaire pour me dire que tout le monde m’attendait à l’hôtel de ville. Je suis arrivé avec 30 minutes de retard. Heureusement, avec quelques blagues, je suis parvenu à dérider l’assistance. Depuis je vérifie deux fois plutôt qu’une l’heure de mes rendez-vous.”


Vincent Loiseau, batteur au pot d’Elio

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A ses heures perdues, Vincent Loiseau joue de la batterie dans le groupe Radio Fake. “Il y a quelques années, je venais de remplacer Carlo Di Antonio au mayorat de Dour, et notre groupe Radio Fake jouait au pot d’Elio pour le Doudou”, se rappelle le bourgmestre ff de Dour. “David Jeanmotte qui animait la soirée n’avait pas manqué de souligner qu’un batteur CDH jouait pour un bourgmestre socialiste ! Je ne sais pas si aujourd’hui, avec les tensions PS-CDH, ce serait encore possible. Mais à l’époque, il n’y avait pas eu de boycott !”


Boules puantes au conseil pour Bénédicte Poll

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Elle était bourgmestre depuis peu que Bénédicte Poll devait connaître un baptême de l’air particulier au conseil communal. “Nous devions prendre des mesures d’économie difficiles”, se souvient la bourgmestre. “Il y avait beaucoup de monde dans le public. À un moment, quelqu’un a lancé des boules puantes. C’était sans doute un acte isolé, mais nous n’avons jamais su de qui ça venait.”

Une expérience qui n’a pas découragé Bénédicte Poll à retourner au conseil tous les mois, sans pince à linge sur le nez ni désodorisant.


Eric Thiébaut : “Et toi, qui es-tu ?”

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Quand on est jeune bourgmestre, il faut parfois du temps pour se faire connaître de tous. “En janvier 2002, j’étais bourgmestre depuis peu, et il y avait eu de fortes inondations à Hensies”, se souvient Eric Thiébaut. “ De nombreux médias étaient sur place. J’étais arrivé à la maison communale en bottes avec mon gros manteau. Une journaliste parlait avec le personnel. Au bout d’un moment, je lui demande si je peux l’aider. Elle me dit : “Qui es-tu ?” Je lui réponds : “Je suis le bourgmestre. Et toi, qui es-tu ?. Elle a piqué un fard !”