Mons-Centre La Ville de Braine a repensé son marché hebdomadaire. Présentation

Il l’avait annoncé le printemps dernier, l’échevin André-Paul Coppens souhaitait redynamiser le marché qui prend ses quartiers tous les jeudis sur la Grand-Place de Braine.

Lundi, lors du conseil communal, le projet de cette petite révolution copernicienne a été présenté à l’assemblée. Au programme, le regroupement des maraîchers abonnés, l’ouverture de la rue de la Grande-Place ou encore l’aménagement de places de parking, y compris pour les personnes à mobilité réduite.

"Nous avions trois objectifs à travers ce projet", confie l’échevin. "Tout d’abord, sécuriser les lieux. En effet, en été, quand le marché est rempli, les gens déambulent au bord de la nationale. Le deuxième objectif porte sur la mobilité. Jusqu’à maintenant, le marché pouvait couper la ville en deux, voire en trois parties. De plus, beaucoup de gens faisaient une fois le tour de la place en voiture puis partaient, faute de place. Nous avons donc mené une réflexion pour rendre la disposition du marché plus efficiente, améliorer les accès et aménager des places de stationnement."

Enfin, il s’agit de rendre le marché plus attractif. "Nous avons des maraîchers abonnés et des occasionnels. Ils étaient répartis de façon disparate, si bien que par moments, le marché pouvait sembler vide et triste alors que nous avions pourtant une vingtaine de maraîchers. Nous avons donc décidé de regrouper les abonnés."

Les maraîchers ont été associés à la réflexion et plusi eurs services communaux ont mis la main à la pâte, de l’agence de développement économique aux services des Travaux en passant par la Mobilité. "Notre objectif est d’avoir un maximum d’abonnés ", poursuit André-Paul Coppens. " Nous en avons 28. Une douzaine est en attente. La loi prévoit qu’il faut 5 % de maraîchers occasionnels. Si nous pouvions arriver à 95 % d’abonnés, ce serait magnifique. "

Et le prix de l’emplacement dans tout ça ? Braine est une des communes les moins chères. Et il n’est pas prévu d’augmenter les tarifs. Pour le moment. "Pour augmenter nos prix, il faudrait que nous apportions une plus-value aux maraîchers. Nous allons donc voir tout d’abord si notre projet de redynamiser le marché porte ses fruits. Et si nous augmentons nos prix, ce ne sera pas du simple au double."

Le premier marché nouvelle mouture se tiendra le 14 septembre. Une phase de test de six mois est prévue.