Mons-Centre Un incendie avait pourtant détruit plus de 400 masques de cire en octobre dernier.

C’est le soulagement pour la grande famille du carnaval de Binche. Les gilles pourront bel et bien déambuler dans les rues avec leur masque de cire durant les festivités des 11, 12 et 13 février 2018. L’inquiétude était pourtant grande au soir du 31 octobre dernier. Un incendie avait ravagé les ateliers Pourbaix, le seul fabricant de masques de cire du monde, réduisant en cendres et en bouillie plus de 400 masques présents dans le local, tout comme la presse et le moule des masques.

Les Binchois ont imaginé le pire mais les différentes sociétés ont directement pris les devants. "Après l’incendie, nous nous sommes réunis avec les présidents de toutes les sociétés de gilles" , raconte Gautier De Winter, président de la société de gilles Les Réguenaires et de l’Association pour la défense du folklore (ADF). "Dans un premier temps, nous avons réalisé un recensement des masques que les sociétés possèdent en stock. Les gilles eux-mêmes ont aussi parfois plusieurs masques en réserve."

Malgré ces efforts réunis, il manquait encore plus de 300 masques afin que tous les gilles soient équipés le jour J. "Pas de panique ! Le carnaval se fera, les masques seront faits", rassure directement Jean-Luc Pourbaix, l’artisan victime de l’incendie qui fabrique tous les masques à la main.

Le Binchois a immédiatement repris du service pour rattraper le coup des 400 masques détruits. "Je m’y suis remis dès le lendemain de l’incendie. J’ai refait tous les moules (NdlR : qui avaient aussi fondu dans l’incendie) et j’ai refait ma machine. Je me lève tous les jours à 4 h du matin pour refaire les masques."

De quoi évidemment soulager les sociétés de gilles. "C’est une très bonne nouvelle parce que ça avait quand même occasionné un stress, admet Gautier De Winter. C’est donc un soulagement de savoir que les gilles auront bien leur masque de cire pour le carnaval 2018."

Les masques de cire sont réservés exclusivement pour le matin du Mardi gras et sont exclusivement fabriqués dans l’atelier Pourbaix. Avec ses lunettes vertes, sa moustache et sa barbiche, il représente un bourgeois typique de l’époque.