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Pour les autorités, la sécurité prime avant tout lors des festivités

Ce week-end, la Ville de Binche célébrait ses traditionnelles Fêtes de Septembre. Malgré une météo maussade, les Binchois sont venus en masse pour participer aux nombreuses animations. Invité par Suarez, le bourgmestre Laurent Devin a même poussé la chansonnette sur la Grand-Place.

Encore une belle réussite pour cet événement festif et familial. Mais certains commerçants du centre-ville déchantent. Car ce week-end, un dispositif de sécurité avait été installé autour de la Grand-Place, bloquant une partie des rues du centre-ville. Plus difficiles d’accès, certains commerces n’ont pas eu beaucoup l’occasion de faire sonner la caisse enregistreuse. Sur les réseaux sociaux, l’un d’eux déplore un chiffre d’affaires tragiquement bas pour la journée du samedi.

En avril, il s’était déjà fait remarquer à l’occasion du départ de la Flèche wallonne. Alors que les fans se massaient aux alentours des bus pour arracher un autographe à leur cycliste préféré, ce commerçant avait posé une grande pancarte devant son magasin : "Non à l’entrave du commerce."

Échevin du Développement économique, Jérôme Urbain rappelle qu’il y a des priorités. "Effectivement, trois fois par an, nous avons un dispositif qui met l’accent sur la sécurité", souligne l’échevin. "Ce dispositif ne tombe pas du ciel. Il est discuté avec la police pour avoir le périmètre le plus efficace. Aujourd’hui, avec le contexte dans lequel on vit, c’est l’élément le plus fondamental."

Si l’échevin comprend les difficultés rencontrées par certains commerçants, il estime nécessaire de relativiser. "Je suis conscient des difficultés que cela peut engendrer. Mais ce sont trois journées sur l’année avec le carnaval, les Fêtes de Septembre et la course Binche-Chimay-Binche", poursuit Jérôme Urbain. "L’accessibilité est très importante pour les commerçants. Or, si cette accessibilité est entravée trois fois sur l’année, nous faisons le maximum pour aider le commerce tout le reste de l’année. Nous avons récemment élargi la zone bleue. Nous mettons des primes à disposition pour la rénovation des façades. Nous avons une politique pour soutenir le commerce et cela porte ses fruits. À la rue Robiano par exemple, de nouvelles boutiques ont ouvert leurs portes."

Enfin, si certains commerçants fulminent lors de ces festivités, d’autres dans l’Horeca se frottent les mains.