Mons-Centre C’est tout du moins ce que relatent d’anciens membres du personnel, mais la direction dément formellement

Selon Médor, des déchets radioactifs auraient été enfuis sur le site de l’ancienne usine sidérurgique Duferco à La Louvière en 2011.

Des témoignages d’ex-membres du personnel de l’entreprise Duferco à La Louvière auraient indiqué que des poussières contaminées au césium 137 auraient été enfuies sur le site de l’entreprise. Plainte a été déposée au parquet de Mons par des anciens travailleurs, ce que le procureur du roi de Mons a confirmé, sans autre commentaire.

Pour la direction de l’entreprise Duferco, les accusations sont fantaisistes. "Il n’y aucune volonté de cacher des déchets et l’entreprise dément formellement", confie la porte-parole de Duferco. "Des éléments radioactifs enfuis dans le sol sont de toute façon toujours détectables. Des mesures ont été effectuées dans l’entreprise et chez les riverains et tout s’est avéré négatif."

Un permis de stockage des poussières faiblement radioactives dans un lieu confiné a été octroyé à Duferco par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN). Ce permis est arrivé à son terme en septembre dernier. Un agrément a été donné à Duferco par l’Organisme national des déchets radioactifs et de matières fissiles (ONDRAF) pour traiter les poussières contaminées.

"Les 320 tonnes seront réduites à 20 fûts de 200 litres qui seront pris en charge par l’ONDRAF", poursuit la porte-parole de Duferco. "Le reste des poussières non contaminées seront évacuées vers une filière ad hoc pour être valorisées. Ce processus va durer environ deux ans. Nous serons en période d’achat et de montage des équipements jusqu’en juillet 2018, en période de test jusqu’en octobre avant de passer à la phase de traitement proprement dite jusqu’en avril 2020."