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Une Coupe du Monde sans Squadra Azzura... La nouvelle passe mal chez les Loups

À La Louvière, la place Mansart était calme mardi. Ses murs avaient vibré comme jamais la nuit du 9 juillet 2006, quand la Squadra Azzura avait accroché une quatrième étoile à son maillot. Une chose est sûre, il n'y aura pas de cinquième stella en 2018.

Dans un café de juventini, on ne trouve pas de mots assez durs pour qualifier le sélectionneur Giampiero Ventura. "Il sort d'où celui-là ?" s'exclame un supporter d'une trentaine d'années. "Il aurait dû prendre Balotelli en attaque. Et dire qu'il a voulu faire rentrer De Rossi en cours de match, un milieu défensif, alors que nous devions absolument marquer. Une Coupe du Monde sans l'Italie, je n'ai jamais connu ça. C'est comme des pâtes sans sauce tomate ! Je ne vais même pas la regarder."

Partout, la déception est grande. "Chaque fois que l'Italie joue un match de Coupe du Monde, c'est la fête ici à La Louvière", témoigne Amaury, un pizzaïolo. "Pour les commerces du centre-ville, il y aura un manque à gagner, c'est certain. Mais bon, c'est comme ça. Hier, sur le terrain, l'équipe n'a pas montré assez de hargne. On essaiera de se rattraper comme on peut avec les Diables rouges."

Une Coupe du Monde sans l'Italie, la plupart n'ont jamais connu ça. "Hier, ils ont mis fin à la série des douzaines", commente cet amateur de statistiques. "Depuis 1970, tous les 12 ans, l'Italie jouait la finale. Et elle l'a gagné une fois sur deux. La dernière fois, c'était en 2006. En 2018, elle aurait dû perdre en finale. Ces jours ont mis fin à la série." "C'est parce qu'ils n'attendront pas 2030 pour gagner une nouvelle Coupe du Monde", réplique un autre supporter optimiste. "En 2022, elle est à nous !"