Mons-Centre Le bourgmestre de Mons, à l’origine de la création du Fifa, est revenu sur l’affaire Ceuterick, précisant que le CA analyserait tous les sujets évoqués dans la presse.

En marge du conseil communal de ce mardi soir, le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo (PS), s’est exprimé sur les différents éléments parus ces dernières semaines, dans nos colonnes notamment, concernant André Ceuterick, administrateur au Plaza Art et délégué-général du Festival International du Film d’Amour (Fifa) de Mons.

Les accusations - comportements et gestes déplacés, attitude agressive mais également problèmes dans les contrats - semblent irriter le bourgmestre, à l’origine de la création du Fifa. "Le festival en sera prochainement à sa 34e édition. C’est une aventure portée par des volontaires bénévoles pour laquelle personne ne reçoit un euro, pas même le délégué-général ! Le Fifa doit être le seul festival au monde à fonctionner de la sorte", a-t-il insisté. "Nous sommes parvenus à donner une réputation internationale à ce festival, qui est aujourd’hui cité dans l’Europe entière, et qui a accueilli les plus grands artistes."

Elio Di Rupo a par ailleurs abordé la lettre anonyme, écrite par plusieurs membres du personnel du Plaza Art, et à l’origine des premières révélations. "Je trouve cela curieux car en mon for intérieur, je me dis que si j’ai des reproches à formuler à quelqu’un, je les exprime et ne m’en cache pas. Le conseil d’administration, dans le calme et la sérénité, a cependant décidé d’examiner point par point les sujets évoqués dans la presse et présentés comme des scandales."

Et d’ainsi revenir sur la plainte déposée par l’ex-compagne d’André Ceuterick pour traite d’être humain ("suite au dépôt de plainte, une instruction a été ouverte et le dossier classé sans suite") ou encore l’absence de marché public pour la location de matériel auprès d’une société étrangère. "Lorsque le conseil d’administration aura terminé son analyse, un rapport reprenant les questions publiques et ses réponses sera rédigé" , annonce-t-il.

Pas question, dès lors, de geler les subsides de l’édition 2018 du festival ou d’imposer un audit, comme le réclamait l’opposition montoise. "Le coup porté au festival et à sa réputation est dramatique ! Si le festival venait à disparaître, toutes celles et ceux qui ont diffusé et véhiculé de fausses informations en porteront la responsabilité. Le Fifa est un joyau culturel, quelque chose d’exceptionnel dans une ville comme la nôtre ! Le festival, que j’ai créé, en est à sa 34e édition et aujourd’hui, avec la plus grande des légèretés, on parle de scandale, on jette le bébé avec l’eau du bain ! C’est une attitude inqualifiable !", s’est emporté le maïeur.