Mons-Centre

Le bourgmestre ff briguera un dernier mandat en octobre prochain

Bourgmestre faisant fonction à Frameries depuis juin 2014, Didier Draux (PS) tire un bilan positif de ces quatre années à la tête de la commune.

En juin 2014, vous quittiez votre fonction de premier échevin pour remplacer Jean-Marc Dupont, parti au parlement wallon. Comment avez-vous vécu cette expérience ?

"C’est un rôle important et très énergivore. J’ai été conseiller communal et échevin, j’étais dans la maison depuis un moment et avais donc eu l’occasion de toucher à de nombreuses compétences mais la fonction de bourgmestre est différente, c’est du non-stop. C’est plus difficile mais fort heureusement, le climat de travail est positif avec les services."

Vous rêviez d’endosser ce titre ?

"Lorsque l’on est échevin, on aspire toujours à autre chose, à plus. Je me disais que je n’avais aucune chance de le devenir, personne ne savait que Jean-Marc Dupont allait devenir député. Lorsque l’on m’a proposé de relever ce défi, j’ai immédiatement accepté. C’est l’aboutissement d’une carrière que de devenir bourgmestre."

Être "faisant fonction", est-ce plus difficile à assumer ?

"Immédiatement, j’ai dit à Jean-Marc Dupont que je ne ferais rien sans l’en avertir mais j’en attendais de même de sa part : il n’était pas question de passer pour un imbécile, de faire le pantin. Il a joué le jeu, moi aussi et depuis que j’ai pris la fonction, tout s’est toujours extrêmement bien passé."

Quelles sont vos ambitions aujourd’hui ?

"Gagner les élections, avant tout. Entre sa fonction de député et de bourgmestre, Jean-Marc Dupont choisit Frameries. Je redeviendrai donc plus que probablement échevin. J’ai 59 ans, ce sera donc mon dernier mandat. Après quoi les jeunes prendront la relève."

La liste PS sera prochainement présentée. À quoi ressemble-t-elle ?

"Elle sera soumise à l’approbation de l’assemblée générale de l’USC (Union socialiste communale, NdlR). Nous pouvons compter sur des personnes expérimentées mais aussi sur de nombreux jeunes. Nous avons, comme souhaité par le parti, 4 jeunes de moins de 30 ans mais aussi 14 nouveaux venus. Nous respectons aussi la parité homme-femme. Avec tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois, il est primordial que les électeurs reprennent confiance."

Quel bilan tirez-vous de cette mandature ?

"Comme toujours, nous avons fait notre maximum avec l’argent disponible. Nous avons de moins en moins de recettes mais de plus en plus de dépenses. Notre marge de manœuvre est réduite. Malgré tout, nous sommes parvenus à maintenir le volume de l’emploi, à entamer de gros chantiers et à préserver le même taux de taxation, notamment parce que nous sommes toujours à l’affût d’appels à projets auxquels répondre pour concrétiser certains dossiers."

Quels sont les enjeux de demain ?

"Maintenir et favoriser l’emploi, construire une salle culturelle digne de ce nom mais aussi accueillir entre 1.000 et 2.000 nouveaux habitants grâce à la construction de 400 nouveaux logements. À Frameries ces dernières années, notre courbe démographique n’a cessé d’évoluer. C’est positif, nous devons aujourd’hui poursuivre le développement de la commune, proposer des logements de qualité, augmenter les capacités d’accueil pour nos aînés…"


Pas la vie en rose mais…

En janvier dernier, les élus framerisois déploraient le portrait peu glorieux qui était fait de leur commune dans un reportage. Ils n’avaient d’ailleurs pas hésité à réagir et interpeller les rédacteurs en chef des deux médias concernés. “C’est un fait, tout n’est pas rose à Frameries, la recherche d’emploi reste difficile dans la région. Mais nous avons sincèrement eu l’impression que ce reportage avait pour objectif de noircir notre commune ! C’était un portrait exagéré, ce n’était absolument pas représentatif de la réalité”, insiste Didier Draux. “Nous avons de très nombreuses activités qui sont organisées, des commerçants dynamiques et des enseignes qui s’agrandissent, de nombreux nouveaux logements et plusieurs promoteurs qui investissent chez nous. Si Frameries n’était pas une commune accueillante et vivante, cela ne serait pas le cas. Les choses bougent dans notre commune et nous faisons notre possible pour redorer son image. Ce reportage était dirigé et n’avait pas vocation à donner une image positive du Borinage.”