Mons-Centre

Les deux individus avait été interpellés après avoir asséné des coups aux policiers

Le 09 mai 2015, Jérémy et Dylan, nés en 1993 et 1995, ont décidé de se rendre à la soirée des jeunesses agricoles qui était organisée à Dour. Lorsqu'ils sont arrivés sur place, il n'a pas fallu longtemps pour que les deux jeunes hommes décident de s'alcooliser. Alors qu'il attendait Dylan en-dehors du chapiteau, Jérémy et quelques amis sont provoqués par d'autres jeunes. Jérémy a alors porté volontairement des coups à un des jeunes présent.

Les organisateurs de la soirée voyant la situation dégénérer, ils ont décidé de contacter les services de police pour qu'ils interviennent. La police a tenté de raisonner pendant quelques instants les jeunes, mais rien n'y faisait. Puisque la situation ne se calmait pas réellement, les policiers ont décidé de procéder à des arrestations administratives. C'est à ce moment-là que Dylan a tenté de résister. Il s'est montré violent envers les agents, mais finit par être intercepté. Dans le combi, il a continué d'agir de manière violente et se frappe la tête à plusieurs reprises contre la vitre. Jérémy a, quant à lui, foncé tout à coup sur un agent, et lui a assené un coup dans la jambe. Alors que les agents tentent de le maîtriser, il a donné un autre coup de tête cette fois sur le nez d'un policier.

Jérémy a déclaré au tribunal « être complètement ivre au moment des faits. Je ne me souviens plus de ce qu'il s'est passé, mais on m'a rapporté que ce qui m'était reproché était vrai, donc je ne conteste pas. » Il a précisé qu'il n'était pas de nature violente, et que c'était uniquement l'alcool qui l'avait poussé à agir comme ça. Le substitut du procureur a quant à lui estimé que cette amnésie qui commence au moment des coups était relativement pratique. Il s'est également interrogé sur le fait que Dylan était porteur d'une matraque télescopique au moment des faits. Ce à quoi le jeune homme a répondu que celle-ci était constamment dans sa voiture. Le substitut du procureur de répondre que ça n'expliquait pas pourquoi elle était dans ses mains au moment de l'agression.

Le substitut du procureur n'a pas souhaité demander une peine de prison, étant donné l'absence d'antécédent et la situation des deux jeunes hommes. Toutefois, il a demandé que la juge refuse une suspension du prononcé, qui, selon lui, ne permettrait pas aux deux individus de comprendre leur erreur. Il a donc demandé une peine de travail assortie d'une amende. Les deux avocats ont quant à eux requis la suspension du prononcé pour chacun de leur client. Ils ont rappelé à la juge qu'une peine pouvait avoir un effet néfaste dans l'avenir professionnel des deux prévenus. Le jugement sera prononcé le 5 mai 2017.