Mons-Centre Présent à l'occasion des funérailles de David Lohse, l'une des deux victimes de Morlanwelz, le ministre de la mobilité s'est exprimé sur l'enquête.

C'est très sobrement que François Bellot (MR) a souhaité rendre un dernier hommage à David Lohse ce vendredi matin à Mons. "En tant que ministre, je dois être aux côtés des cheminots dans des moments comme celui-ci", a commenté le ministre fédéral de la mobilité. "On se retrouve souvent avec les syndicats pour parler de bien d'autres choses que les investissements. Mais aujourd'hui est un jour de deuil donc je ne souhaite pas m'étendre plus sur d'autres choses."

Le ministre a tout de même accepté de faire brièvement le point sur les enquêtes liées au drame ferroviaire de lundi soir. "Les quatre enquêtes sont en cours. On verra ce que ça va donner. On connaît plus ou moins la séquence des événements mais on n’en connaît pas la cause : pourquoi s’est-il détaché, pourquoi a-t-il circulé aussi longtemps ?"

"Est-ce qu’il y a une accoutumance au danger ?"

Comme David Lohse et Serge Copienne - qui sera enterré ce samedi à Merbes-Sainte-Marie, les ouvriers présents lundi soir n'étaient pas novices. C'est un point sur lequel insiste le ministre. "A Morlanwelz, nous étions en présence de travailleurs très expérimentés, comme lors des accidents des semaines précédentes", constate-t-il. "On ne peut donc pas dire qu’il y ait un problème de formation. Est-ce qu’il y a une accoutumance au danger ? Je n’en sais rien."

François Bellot espère en tout cas que le drame de Morlanwelz permettra de ne plus reproduire ce genre d'erreurs. "De chaque accident, il faut tirer les conclusions. C’est un système évolutif. S’il y a des choses à moderniser, à adapter, nous le ferons. Il faut laisser les enquêteurs travailler. Il y a aussi un organe fédéral de sécurité des chemins de fer, indépendant de mes attributions, qui va établir des constats et faire des recommandations si besoin."