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Les déchets sont depuis cinq ans stockés sur le site louviérois

Depuis cinq ans, 320 tonnes de poussières contaminées au césium 137, très faiblement radioactives, sont stockées sur le site de Duferco, à La Louvière. Ce ne sera bientôt plus le cas puisque le permis octroyé à l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) est arrivé à son terme en septembre dernier, et qu’il est donc urgent de trouver des solutions pérennes.

« Il n’existe pas en Belgique d’installations pour stocker de telles quantités de déchets si peu radioactifs », explique la porte-parole de Duferco, confirmant ainsi une information de nos confrères de Sudpresse. « Nous étions face à un problème et cette solution de stockage avait été proposée. Les déchets ont été confinés dans un lieu hermétique et extrêmement sécurisé le temps de trouver des solutions. »

Des études menées par l’ONDRAF (l’organisme national des déchets radioactifs et de matières fissiles), l’AFCN, Contrôle ATOM, des sociétés spécialisées et Duferco ont finalement permis d’aboutir sur une issue favorable. « Il est aujourd’hui possible de réduire considérablement le volume des matières à stocker par l’ONDRAF. Le césium 137 va être dissous dans de l’eau et sera capturé dans un absorbant constitué de silicate. Nous ramènerons ainsi le volume contaminé à 20 futs de 200 litres. »

Ceux-ci seront alors pris en charge par l’ONDRAF. « Les poussières traitées qui ne dépasseront plus le seuil de libération seront évacuées vers les filières adéquates et pourront redevenir de la matière première pour la production de zing, par exemple. » Toutes ces opérations seront supervisées par l’ONDRAF et Contrôle ATOM. « Deux ans de traitement seront nécessaires », annonce encore la porte-parole.

« Jusqu’en juillet 2018, nous serons en période d’achat d’équipement et de montage de la machine, car celle-ci doit être fabriquée aux dimensions de la matière à traiter et montée sur place. Il ne s’agit pas d’une nouvelle technique, elle a déjà été fortement éprouvée en Italie et à Fukushima. Mais elle n’a jamais été utilisée en Belgique. De juillet 2018 à octobre 2018, nous serons en période de démarrage. Le traitement à proprement dit des déchets s’étalera de novembre 2018 à avril 2020. »

Précisons enfin que la population voisine du site ne court aucun danger. « Il n’y a aucune crainte à avoir. Les déchets sont confinés dans un hall hermétique, sécurisé dans lequel personne ne peut entrer. Toutes les mesures de sécurité ont toujours été prises pour que les déchets ne subissent aucun dommage. »