Mons-Centre L’épicerie sociale d’Écaussinnes a trouvé sa vitesse de croisière

Après un démarrage en douceur, l’épicerie sociale d’Écaussinnes prend sa vitesse de croisière et fait la fierté de l’échevin Dominique Faignart (PS). De fait, la Musette a démontré en un peu plus d’un an toute son utilité et son efficacité. Son utilité d’abord.

"La crise économique a laissé des marques", constate Dominique Faignart. "De nombreux ménages en ont souffert sans toutefois pouvoir toujours prétendre aux aides sociales existantes. Aujourd’hui à Écaussinnes, 186 familles ont une carte d’accès à l’épicerie sociale. Deux tiers s’y rendent. Certains n’osent pas encore franchir le pas. Mais l’installation du magasin est telle que les clients peuvent ne pas s’y croiser. Le parcours dans les allées du magasin est prévu pour garantir la discrétion."

La Musette a fait montre également de son efficacité. En effet, avec un budget annuel de 10.000 euros - il devrait bientôt passer à 15.000 - l’épicerie sociale d’Écaussinnes peut donc venir en aide à 186 familles en leur proposant des produits à 50 % du coût ordinaire. Une utilisation optimale des deniers publics rendue possible grâce à divers coups de pouce.

"Nous avons tout d’abord pu jouir d’un bâtiment qu’une famille d’Écaussinnes avait mis à disposition du CPAS", poursuit l’échevin des Affaires sociales. "Nous pouvons en outre compter sur un partenariat avec la Croix-Rouge qui fournit le personnel pour le fonctionnement de l’épicerie. Enfin, je salue la collaboration avec le CPAS qui se trouve en première ligne pour gérer les dossiers, en toute confidentialité."

La commune d’Écaussinnes peut aussi compter sur un accord avec le Carrefour Market de la cité de l’Amour qui fournit les produits de base à un prix déjà avantageux. De plus, grâce à l’opération Clic solidaire de Carrefour, la Musette a décroché un joli chèque de 10.000 euros.

"Plusieurs projets sociaux étaient soumis au vote du public sur Internet ", se souvient Dominique Faignart. "Seuls les dix premiers pouvaient remporter une aide financière. Après avoir longtemps stagné à la douzième place, la Musette a bénéficié d’un bel élan des Écaussinnois et nous avons terminé sixièmes. Avec l’argent remporté, nous allons pouvoir acheter du matériel supplémentaire pour l’épicerie comme des congélateurs et des étalages."

Joli succès donc pour la Musette. L’organisme aura pourtant mis du temps à voir le jour. Dans les cartons de Dominique Faignart depuis 2013, c’est l’année passée qu’elle a ouvert ses portes. Car l’épicerie devait au départ prendre ses quartiers dans l’ancien restaurant El Cok’Mwar racheté par le CPAS. Mais les travaux de rénovation se faisant attendre, la Musette a finalement vu le jour dans un autre bâtiment de la rue Marlière. Dès que les travaux de l’ancien restaurant seront finis, l’épicerie sociale emménagera dans ce qui sera la grande Maison de la solidarité du CPAS.