Mons-Centre

Louis-Philippe Loncke est arrivé au Grand Large samedi en fin d’après-midi

MONS L’année dernière, Louis-Philippe Loncke s’essayait pour la première fois à la pratique du kayak. Ce Mouscronnois, qui vit à Bruxelles, s’est pris au jeu au point de nourrir divers projets, dont celui de se lancer à l’aventure en pleine mer.

Mais pour relever le défi, il fallait tâter le terrain. D’où l’idée de ce tour de Belgique très particulier en kayak, à la force des bras. “Il y a plusieurs objectifs à cette expédition” , exprime cet ingénieur de formation, âgé de 34 ans. “C’est d’abord de demander les permis, l’immatriculation, les autorisations de passage des écluses, puis comment en sortir.”

Parti le 9 juillet de Bruxelles, Louis-Philippe Loncke s’est mis en tête de parcourir pas moins de 600 kilomètres sur les voies navigables du pays. “C’est, pour moi, la première véritable expérience en kayak.”

Accompagné par un cameraman, et équipé de trois caméras et d’un appareil photo reflex, il en profite pour filmer la beauté du territoire vu depuis son canoë.“Tout le monde a déjà vu la Belgique depuis la route ou le train. En outre, cela me permet d’approcher les animaux en silence, je suis entré dans des égouts. Il y a tant de choses à voir.”

Et que voit-il lorsqu’il est au milieu de l’eau ? “On a regroupé cela en quatre grands thèmes. Les sites industriels (Cockerill, Charleroi) des îlots naturels avec des oiseaux, le patrimoine industriel (Strépy ou Liège, on peut ajouter Gand et Bruges). Et enfin le peuple de l’eau. Les gens qui travaillent, les éclusiers, les bateliers, et d’autres encore...”

Le kayakiste a notamment rencontré un soudeur, occupé sur une écluse cassée qu’il a pu franchir ensuite, à Mont-sur-Marchienne.

Enfin, de son embarcation, le Bruxellois a pu constater le nombre impressionnant de déchets flottants et stagnant sous la surface.

“Ces déchets se décomposent et entrent dans la chaîne alimentaire, puisqu’ils sont mangés par les poissons que nous mangeons ensuite. Et puis, les bateaux en sont victimes. Car ils peuvent être aspirés dans les turbines des jets-skis ou casser les hélices des bateaux.”

Louis-Philippe arrivera à destination le 18 septembre. Son intention est de rallier Ostende. “Comme une rivière, je veux terminer à la mer…”

Toute son aventure est visible sur le blog belgikayak.blogspot.com.



© La Dernière Heure 2011