Mons-Centre Le bourgmestre perd patience mais ne peut envisager la construction d’une nouvelle école sans coup de pouce financier

En janvier dernier, les enfants de l’école du Centre d’Hornu quittaient les infrastructures trop vétustes pour rejoindre des modules préfabriqués. La majorité n’avait pas souhaité prendre de risques alors que deux rapports - l’un des pompiers, l’autre d’une entreprise spécialisée - pointaient du doigt les problèmes de stabilité du bâtiment existant, depuis longtemps condamné. C’est donc vers une solution temporaire, qui pourrait finalement devenir plus définitive que prévu, que le collège communal s’était tourné. Aujourd’hui, il reste dans l’attente de subsides pour la construction d’une nouvelle école.

Des subsides attendus depuis 2011 et sollicités en urgence en janvier dernier. Le bourgmestre commence donc à perdre patience. "Nous sommes dans l’embarras, nous ne savons pas quoi faire. Louer coûte très cher mais construire sur fonds propres serait stupide puisque l’on nous promet des subsides", analyse Jean-Claude Debiève (PS). "Nous sommes dans l’incertitude. Notre dossier a été retenu mais c’est un dossier parmi d’autres et il n’y a pas d’argent disponible !"

Pas question pour autant de lâcher le morceau. "Jusqu’ici, notre dossier n’a pas bénéficié du suivi qu’il méritait. La ministre de l’enseignement ne montre aucun intérêt à notre situation et ne répond pas à nos sollicitations mais je continuerai à la contacter. Des promesses ont été faites mais elles sont conditionnées. Il est temps que nous soyons fixés, que l’on nous dise à quoi nous pouvons nous en tenir." Pour tenter de faire avancer le schmilblick, le maïeur a également adressé un courrier à Rudy Demotte, ministre-président de la fédération Wallonie-Bruxelles.

"Dans l’immédiat, notre objectif est de raser la vieille école et de chercher des solutions pour notre projet phare, la construction d’une nouvelle école traditionnelle à la rue Clarisse, plus facilement accessible pour les parents et où le stationnement est moins problématique."

Jean-Claude Debiève le sait : la patience sera sa plus grande vertu. "Je n’espère rien pour la rentrée scolaire prochaine. Il faudra donc déterminer la fonction des modules préfabriqués. Les modules des classes de maternelles seront installés à la rue Clarisse, à côté de l’école maternelle existante. Nous réfléchissons également à la possibilité d’y installer les classes de première année primaire." Hier, il était impossible de joindre le porte-parole de la ministre de l’Enseignement afin de faire le point sur le dossier et la possibilité de subsides.