L’hippomobile dans la ville

F. Sch. Publié le - Mis à jour le

Mons-Centre

Frédéric espère développer son projet au service de la cité des Loups

LA LOUVIÈRE À 32 ans, Frédéric Arabia a des rêves plein la tête. Jadis intérimaire chez Mecar à Petit-Rœulx-lez-Nivelles, il est aujourd’hui demandeur d’emploi et cherche à se reconvertir, en mettant en œuvre un projet qui lui tient vraiment à cœur : créer un service d’hippomobile.

L’objectif ? Utiliser le cheval pour diverses tâches, telles que le ramassage des déchets, le transport des enfants à l’école, les visites aux personnes handicapées, les balades touristiques, etc.

Il compte s’inspirer pour ce faire d’un projet développé par la Ville de Schaerbeek depuis un an et demi. “Je suis allé voir le bourgmestre de La Louvière. Il m’a dit de revenir avec un projet détaillé. J’étais au départ un peu refroidi, mais l’idée m’est revenue avec la Foire de Libramont. Je pense que le projet peut servir aussi pour la réinsertion et les peines judiciaires alternatives car au contact des chevaux, on peut retrouver un peu d’humanité.”

Né en France, mais domicilié à La Louvière depuis l’âge de 9 mois, Fréderic se définit comme un enfant difficile. “J’étais un hooligan. Mais le contact avec les chevaux m’a changé du tout au tout.” Il noue d’ailleurs une véritable relation d’amitié avec son cheval Diego, un magnifique équidé à la robe rare (Isabelle, NDLR).

“Un jour lors d’une balade, raconte Fred. Je n’avais pas de cheval, un couple me l’a prêté. On a eu un bon feeling. Ils ont proposé que je m’en occupe sans le monter et au bout d’un an, le feeling était plus fort, ils m’ont proposé de me le vendre. C’est maintenant mon meilleur ami.”

En plus de Diego, Frédéric s’occupe de plusieurs autres chevaux à la Ferme Dupont à Morlanwelz. Son projet, il y tient et entend ne pas se laisser démonter dans la poursuite de celui-ci. “C’est moins cher qu’un parc de camions, cela fonctionne à Schaerbeek, ça peut recréer un lien avec la population. En outre, La Louvière a un patrimoine important avec le cheval de trait belge. Gambetta et Rêve d’Or étaient des champions.”

En mettant son rêve à exécution, il renouerait en outre avec ses origines paternelles. Son arrière-grand-père louait des calèches et des chevaux en Calabre. Sa passion, il la vit pleinement depuis sa jeunesse.



© La Dernière Heure 2012
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