Mons-Centre

Le collège communal relève une série de raisons pour "s'opposer fermement" au projet

Le projet de porcherie à Braine-le-Comte n'a pas fini de susciter les débats. Les discussions ont même gagné la Cité de l'Amour voisine où le collège communal s'est penché sur la question. De fait, la ferme riche de ses 1.800 porcs, si elle devait voir le jour, serait située non loin de la commune d'Écaussinnes, dans le village de Ronquières.

La majorité arc-en-ciel a donc examiné le dossier et y oppose un non catégorique. Elle pointe des impacts non négligeables sur la commune d’Écaussinnes, notamment pour les aspects de mobilité, de nuisances olfactives et de paysage. Elle redoute en outre que le projet fasse état d'une possible extension de l'exploitation annoncée. Elle regrette le manque d'étude d'incidence, le projet étant classé de justesse dans une catégorie qui n'en nécessite pas. Elle s'inquiète sur la gestion des effluents d'élevage, des eaux usées et des eaux de nettoyage.

Le collège communal d'Écaussinnes prend en outre position dans le grand débat de société qui anime la demande de permis. "L’élevage industriel a des effets néfastes sur la santé publique par l’utilisation massive d’antibiotiques", indique la majorité. "Ce type de production est en contradiction avec la loi sur le bien-être animal."

L'arc-en-ciel de la Cité de l'Amour a donc choisi son camp. "Le Collège communal d'Écaussinnes soutient les riverains qui seraient directement impactés par la création de cette exploitation agricole qui ne répond en rien aux objectifs sociétaux que nous devons atteindre pour préserver notre environnement et assurer un développement économique local", poursuit la majorité dans son communiqué.

Le promoteur du projet a toujours affirmé qu'il respectait toutes les normes en vigueur en Wallonie. Il a d'ailleurs le soutien de la Fédération Wallonne de l'Agriculture. Mais ses détracteurs sont nombreux, fustigeant la taille de l'exploitation et le recours à une agriculture traditionnelle, alors que le durable et le bio ont le vent en poupe. La Ville de Braine devra trancher sur la demande de permis d'ici quelques jours.