Mons-Centre L’ambiance électrique du samedi a fait s’envoler la fatigue des festivaliers.

Quatrième jour à Dour. Pour les plus motivés qui ont planté leur tente dès mercredi, la fatigue commence à s’accumuler. Mais il ne faut pas attendre longtemps pour que la magie de la Machine à Feu fasse son effet. Premiers concerts du jour, premiers frissons, et les festivaliers se laissent emporter.

"C’est vrai qu’on est fatigué", témoigne Mathieu, venu de Lausanne. "Mais franchement, c’est bon. C’est mon premier Dour Festival, et je ne regrette pas d’être venu. On va en profiter à fond jusque dimanche. On se reposera plus tard."

De fait, sur le site, certaines mines ne brillent plus par leur fraîcheur. Mais les sourires sont toujours accrochés. "Pendant quatre jours, nous sommes coupés du monde pour faire la fête et écouter de la bonne musique. Ca n’arrive pas tout le temps, alors on profite", explique Camille, de Namur.

Le line-up de ce samedi a de quoi raviver les braises des festivaliers groggy. Des déjantés de la Meute en cours d’après-midi aux extraterrestres de Die Antwoord au bout milieu de la nuit, la programmation du jour a flanqué la fièvre du samedi soir à des milliers de festivaliers. Certains étaient d’ailleurs venus uniquement hier pour profiter de l’alléchante affiche. "C’est ma sortie du week-end", nous explique Benjamin. "Bon, il faut reconnaître que c’est un peu cher la sortie quand on voit le prix du billet et des boissons. Mais ça vaut le coup." Et ils sont plus de 220.000 à partager cet avis. "C’est vrai que pour les cinq jours, ça représente tout de même un sacré budget", confesse Aurore. "Mais ça fait quatre ans que je viens, et pour moi, ce sont mes vacances de l’été. Je travaille comme étudiante durant l’année et je mets de côté pour le Dour Festival. J’irai lézarder sur la plage quand je serai plus vieille."

Notons qu’il reste toujours l’option bénévole pour ceux qui veulent profiter du festival sans devoir raquer. Chaque année, ils sont des centaines à donner un coup de main à l’organisation de l’événement, en échange de leur sésame pour les concerts. De quoi joindre l’utile à l’agréable.