Mons-Centre

Des plans modificatifs devront être introduits par les porteurs du projet

“Oui mais…”, c’est la réponse donnée par le collège communal de La Louvière à l’asbl ACATTRC pour la construction d’une nouvelle mosquée à Saint-Vaast. La ville ne s’oppose nullement à ce projet, bien nécessaire compte tenu de la vétusté de l’actuel lieu de culte, mais conditionne son accord à l’introduction de plans modificatifs.

Une réaction basée sur plusieurs facteurs. “Nous tenons compte des avis émis dans le cadre de l’enquête publique, même si celle-ci n’a débouché que sur une soixantaine d’interventions écrites”, précise Jacques Gobert (PS), bourgmestre. “Mais aussi de ceux émis lors de la réunion organisée en fin d’enquête publique, où seules onze personnes étaient présentes. Ce sont les premiers éléments sur lesquels nous nous appuyons pour prendre ce genre de décision.”

Vient ensuite l’avis des différents services consultés. “Le service mobilité a notamment été sollicité puisqu’il y a des exigences en la matière, il fallait aussi étudier l’impact d’un tel projet sur la sécurité aux abords du site puisque de nombreux véhicules y circuleront. Des avis ont aussi été rendus sur l’aspect architecture et les aspects plus techniques, tels que la gestion des eaux de ruissellement.”

Concrètement, l’ASBL devra donc s’adapter et revoir ses plans. “Symboliquement, il est important que la mosquée soit ouverte sur la ville et non située à l’arrière des logements et salles communautaires. Le nombre de logements doit être revu à la baisse, notamment pour y intégrer la salle communautaire.” Quant au minaret, il devrait être abandonné. “Il n’y a plus lieu d’avoir cet élément architectural puisque la mosquée sera tournée vers la ville et donc visible de tous.”

Et le bourgmestre d’ajouter : “La mosquée d’obédience turque existe depuis près de 40 ans et elle n’a jamais posé le moindre problème. La communauté turque est très bien intégrée à La Louvière, elle est active dans les domaines économique, commercial, sportif ou associatif. La religion musulmane est une religion reconnue, d’où l’accord pour une nouvelle construction.”

Cet avis sera transmis officiellement aux instances concernées, après quoi le fonctionnaire-délégué de la région wallonne tranchera définitivement avant d’accorder ou non le permis.