Mons-Centre

Elle avait harcelé sa directrice d'école en envoyant des messages d’insultes, à caractère sexuel, des menaces de mort par SMS et sur le réseau social Facebook

Le tribunal de la jeunesse de Mons a estimé ce jeudi que le harcèlement téléphonique subi par la directrice d’une école de La Louvière était établi dans le chef d’une de ses élèves, âgée de 13 ans au moment des faits. Le tribunal a condamné l’adolescente, aujourd’hui âgée de 17 ans, à six mois de placement avec sursis en institution de protection de la jeunesse. Autrement dit si elle veut éviter le séjour forcé en IPPJ, elle devra effectuer 100 heures de prestations d’intérêt général et se soumettre à un suivi psychologique et éducatif.

Au civil aussi, l’adolescente et ses parents sont condamnés par le tribunal de la jeunesse de Mons. Un dédommagement de 10.000 euros à la directrice et de 5.000 euros à sa fille est prévu mais pourrait être revu suite aux expertises.

Pour estimer la peine assez sévère infligée, le tribunal a pointé “le machiavélisme”, “la perversité”, “l’absence de prise de conscience”, ainsi que “la banalisation des faits” dans le chef de la jeune fille.

Durant plusieurs mois, l’adolescente avait harcelé sa directrice d’école avec des messages d’insultes, des messages à caractère sexuel, des menaces de mort par SMS et sur le réseau social Facebook.

Quatre ans après les faits, la directrice très affectée n’a toujours pas repris le travail. “Ma cliente est complètement détruite et souffre d’un stress post-traumatique sévère, qui s’aggrave encore”, précisait le conseil de la directrice, Me Discepoli, insistant sur le caractère “sadique” des persécutions subies par sa cliente. “Ce n’était pas une blague de mauvais goût, ce harcèlement l’a tuée psychologiquement. C’est un jugement exemplaire, il n’y a pas de banalisation du harcèlement par internet et le tribunal reconnaît le calvaire et le préjudice de ma cliente.”