Mons-Centre Ce mercredi, une conférence débat sur la prostitution estudiantine aura lieu à 18 h 30, à l’UMons.

À l’heure où la plupart peinent à boucler leurs fins de mois, la prostitution gagne du terrain, notamment aux abords des campus universitaires. En France, la prostitution estudiantine est un fait fréquent. Près de 40.000 étudiantes se prostituent. Et pourtant, cela reste un sujet tabou. Le phénomène arrive peu à peu sur le territoire belge.

Face à cette pratique, une étudiante s’interroge : " Depuis toujours, la prostitution pique ma curiosité" , rapporte Marie Meunier (PS), étudiante et conseillère communale à Mons.

L’étudiante explique : "J’ai fait mes études secondaires en France. Là-bas, j’ai beaucoup entendu parler de prostitution estudiantine. Quand je suis revenue en Belgique, pour faire mes études universitaires, une amie a commencé à se prostituer". Marie Meunier a donc décidé d’organiser une conférence-débat qui mène à la réflexion . "Mon objectif est que les étudiantes qui se prostituent n’aient plus peur d’en parler. De plus, j’aimerais que les gens prennent conscience que ce phénomène existe. Et qu’il est très différent de la prostitution traditionnelle."

D’après divers témoignages, les étudiantes ont recours à la prostitution en raison du gouffre financier que représentent les études. Les revenus de certaines familles ne permettent pas d’assumer les minervaux. La Belgique est, toutefois, le pays européen ayant les minervaux les moins élevés. Marie Meunier a donc décidé de mener son enquête : "J’ ai commencé par interviewer mon amie universitaire. Ensuite, j’ai posté un message sur le groupe Facebook So Girly afin de récolter plusieurs témoignages".

Suite aux témoignages, il s’avère que les clients sont généralement des hommes de pouvoir (chefs d’entreprise, personnalités politiques, etc.). Les jeunes filles prennent contact via des sites de rencontre. "Sur les sites de rencontre traditionnels, les choses ne sont pas dites clairement. Pour en avoir eu l’expérience, les propositions fusent très vite. Certains sites en revanche se spécialisent dans le domaine."

Les femmes qui offrent leurs services demandent une compensation financière au client. "Sur ces sites, divers arrangements peuvent avoir lieu. Par exemple, certaines étudiantes demandent à leur client de payer le loyer de leur kot." Une problématique touche de plus en plus d’étudiants, raison pour laquelle la jeune conseillère communale organise une conférence-débat, ce mercredi à 18 h 30, à l’UMons.


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mariemeunier@live.be ou 0491/43.73.75.