Mons-Centre Les faits de rébellion et de coups sur une policière remontent déjà à 2014

L’ancien député fédéral, Laurent Louis était de retour ce mardi sur le territoire montois. Cette fois, il n’était pas prévu de récolter des signatures en vue de constituer une liste électorale, mais plutôt de répondre devant la justice des faits de rébellion survenus en 2014.

De ce fait, avec deux de ses anciens colistiers, Laurent Louis souhaitait qu’une vidéo des faits soit diffusée lors du procès. Une requête accordée par la présidente Anne Colin. Ces séquences vidéo illustrent les différentes scènes qui ont pimenté la journée du 8 mars 2014 au cours de laquelle l’ex-député a fini par être arrêté par les forces de l’ordre de Mons.

Ce jour-là, Laurent Louis et ses colistiers étaient à Mons. Le fondateur du mouvement Debout les Belges entendait récolter des signatures sur la Grand-Place en vue de constituer une liste électorale. Le hic ? Il ne s’était pas acquitté des autorisations communales indispensables afin d’organiser un tel rassemblement.

En l’absence de ces autorisations, la police de Mons-Quévy lui a signifié qu’il devait, avec ses sympathisants, lever le camp. Le ton est monté, deux policiers ont été blessés. Une policière s’est notamment fracturé le coude en chutant après une bousculade provoquée par des militants. La situation a encore dégénéré jusqu’à ce que les policiers soient pris à partie. Et l’ex-député s’est retrouvé privé de liberté et bouclé durant une dizaine d’heures.

Ces vidéos diffusées à l’audience de mardi permettent de constater l’intervention policière, mais aussi les provocations des militants présents ce jour-là. Car pour Laurent Louis, "dans ce dossier, nous baignons dans l’ignorance," a-t-il indiqué, rappelant qu’il réclamera son acquittement pour ces faits.

"La police de Mons ne sait déjà pas de quoi elle parle… Il s’agissait d’une récolte de signatures réglementée par la loi électorale et donc fédérale, supérieure à la loi communale. La vidéo démontre aussi que pour qu’il y ait rébellion, il faut qu’il y ait un minimum de violence. Et clairement, elle n’est pas dans notre chef. Personnellement, j’ai eu trois jours d’incapacité de travail. L’agressivité ne vient pas de nous. J’ai toujours été contre la violence. Une policière a été blessée, mais c’est un événement malheureux."

Le calendrier des dépôts des conclusions a été échangé entre les différentes parties. Les plaidoiries sont attendues le 22 mai.