Mons-Centre

Des experts de Microsoft Mons encadrent 3 étudiants pour un concours en Australie

MONS Antoine Trippaers, Julien Rousselle et Nicolas Bertrand ont entre 20 et 22 ans. Ils sont Liégeois et fréquentent tous trois la haute école Rennequin Sualem. Ensemble, ils développent depuis plusieurs mois le logiciel Make a Sign.

La particularité de ce programme ? Faciliter l’apprentissage du langage des signes par l’utilisation grâce aux capteurs de la Kinect ou d’une webcam.

Du 6 au 11 juillet, ils présenteront leur projet à Sydney, dans le cadre de l’Imagine Cup , le championnat du monde de l’innovation numérique réservé aux étudiants. Une entreprise qu’ils n’auraient pu réussir sans l’intervention de Néomytic , le centre d’expertise du Microsoft Innovation Center de Mons. Avec 10.000 dollars à la clé pour poursuivre le développement du projet.

“La surdité est un problème considérable en Belgique. On estime à 400.000 les personnes atteintes dans notre pays (15 millions en Europe, NDLR)”, confient ces jeunes créateurs qui n’ont pas peur de se frotter à plus d’une centaine de concurrents du monde entier.

Le langage des signes est un moyen de communication aisé entre les personnes, les profs, les élèves. Des documents imprimés ou des vidéos existent pour apprendre. Mais il n’était pas possible jusqu’ici de savoir si les signes étaient reproduits correctement.

À l’aide d’un gant muni de pastilles photosensibles et en développant les potentialités de la boîte à outils de la Kinect de Microsoft, ces trois jeunes gens ont entrepris de créer une base de donnée mondiale des signes et de la gestuelle destinée aux malentendants avec possibilité de les traduire.

“Le point fort de l’application c’est d’une part de reproduire un mot ou une phrase, d’autre part de corriger ses gestes, mais aussi de proposer un véritable dictionnaire international du langage des signes, quelle que soit la langue” , note Armand Jund, de la société Néomytic.

En 2011, Imagine Cup a mobilisé 358.000 étudiants issus de 183 pays. En 2012, 72 équipes ont été retenues dans la catégorie reine Software design pour participer à la finale à Sydney. Parmi elles, deux équipes belges.



© La Dernière Heure 2012