Mons-Centre L’annonce préalable des contrôles n’a pas empêché les automobilistes de faire des excès

Pour la deuxième fois de l’année 2017, les différentes zones de police du pays se sont unies pour réaliser un véritable marathon. De 6 heures du matin ce mercredi à 6 heures du matin jeudi, les contrôles de police se sont multipliés dans la région de Mons et du Centre. Que ça soit dans le secteur de Mons-Quévy, des Haut-Pays, de la Haute Senne, de la Louvière, du Borinage ou de la police de la route, plus de 20.000 véhicules sont passés devant un radar mobile durant ces 24 heures. Au total, ce sont près de 1.350 conducteurs qui ont été flashés en excès de vitesse, dont 708 sur les autoroutes de la région.

Au-delà de ces chiffres impressionnants, cette campagne de zèle vise surtout à conscientiser les conducteurs. "Pour l’avoir vécu sur les routes, je trouve que ça dissuade quand même pas mal les gens", juge le commissaire Philippe Borza dont les équipes de la zone Mons-Quévy ont contrôlé pas moins de 4.000 véhicules. "Mais, à côté de ça, nous devons avoir une politique dissuasive tout au long de l’année."

Un constat général ressort néanmoins des différentes zones de police : les gens ont été bien avertis des contrôles. "En avril, ça avait été aussi annoncé mais il y avait eu deux fois plus d’automobilistes en infraction alors qu’il y en avait presque autant qui ont été contrôlés", annonce-t-on au commissariat de la Louvière. "Les radars n’ont pas très bien fonctionné, on sentait que les gens étaient bien au courant", constate de son côté le commissaire Van Wayenberge des Haut-Pays. "Ce qui est par contre positif, c’est que toutes les zones du pays faisaient des contrôles en même temps."

Tous ou presque… À Binche-Anderlues, on estime que ce travail doit être fait durant toute l’année. "Il y a onze radars fixes sur notre zone, indique le commissaire Cosyns. La vitesse c’est quelque chose de quotidien chez nous. Donc nous avons jugé qu’il n’était pas nécessaire de participer au marathon."