Mons-Centre L’adhésion ou non du CDH montois au projet de Bouchez agace certains libéraux

MONS Il y a de la tension dans les rangs des libéraux montois. Pas étonnant, ils tentent le tout pour le tout depuis plusieurs mois en vue des prochaines élections communales. La volonté affichée ? Casser la majorité absolue du PS, menée par Elio Di Rupo.

Les libéraux, avec en tête leur chef de file Georges-Louis Bouchez, tirent à boulets rouges dès que l’occasion se présente. En parallèle, ils créent une liste dite pluraliste,"Mons en mieux", et essaient d’attirer des colistiers d’autres formations politiques. Des discussions, même des rapprochements, sont régulièrement notées avec tous les groupes politiques. Plus personne n’ignore maintenant que le MR veut séduire le CDH montois, partenaire du PS depuis près de deux ans à Mons.

Puis , il y a eu la prise débranchée, par le CDH, au gouvernement wallon. Et ensuite, les controverses qui affaiblissent le PS. Bref, à neuf mois des élections communales, le CDH fera ou ne fera pas alliance avec "Mons en mieux" ? Lutgen, lui, le voudrait alors que la locale montoise Humaniste freine des quatre fers. Alors quand dans un communiqué de presse, six libéraux, dont quatre élus MR mais pas son chef de file, lancent un genre d’ultimatum au CDH de Moucheron… Forcément, il faut s’attendre à quelques dommages collatéraux.

D’ailleurs, le MR l’a directement payé cash. À la hâte, Bouchez a convoqué une réunion mercredi en fin de soirée. L’idée ? Remettre la taille droite. "Il est assez naturel que certains s’impatientent à l’approche d’un scrutin communal", communiquait-il durant la nuit. "Cette impatience est le reflet de cette volonté de jeter toutes ses forces dans la bataille en vue des élections afin de changer Mons pour un… mieux ! Au terme d’une réunion ce mercredi soir, un recadrage est intervenu ainsi qu’un rappel du calendrier et des règles de fonctionnement nécessaires pour travailler de manière efficace et respectueuse."

Il assure que "‘Mons en mieux !’ ne cesse d’avancer et de progresser, que ce soit dans la rédaction du programme détaillé, l’adhésion de nouveaux membres et candidats ainsi que la mise sur pied de nombreuses rencontres de terrain. Les discussions continuent donc avec toutes celles et tous ceux qui souhaitent travailler au redéploiement de Mons, en ce compris des structures comme des associations, mais aussi des formations politiques." Ambiance.