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La grève, débutée lundi matin par les travailleurs de l'asbl, se poursuit par ailleurs jusqu'à mardi

Depuis lundi matin, les travailleurs de l’asbl Garance, située à Boussu, se croisent les bras afin de dénoncer le climat délétère dans lequel ils évoluent depuis plus de 10 ans, imputé à la coordinatrice, Katty Pirmez. Son licenciement est d’ailleurs réclamé par les travailleurs et le SETca. Lundi soir, un conseil d’administration était organisé dans l’urgence.

Malgré les propositions avancées à l’issue de celui-ci, les travailleurs et le SETca ont décidé de poursuivre le mouvement de grogne jusqu’à mardi prochain. “Informé des griefs énoncés par le SETca, le conseil d’administration (CA) souhaite être parfaitement informé quant au fondement du conflit social actuel”, communique Cédric Mélis, président du CA.

Il a donc été décidé “de désigner un tiers indépendant, en l’occurrence un cabinet d’avocat, en vue d’entendre tous les membres du personnel de Garance, afin d’objectiver la situation et de lui faire rapport au prochain conseil d’administration”, prévu le 22 mai prochain. “Le CA doit agir en regard de la législation du travail et des règlements en vigueur, tout en étant respectueux des procédures et des droits de chaque travailleur.”

Le président demande également la démission de Didier Donfut, administrateur au sein de l’asbl et compagnon de la coordinatrice. “Il se devait d’observer un devoir de réserve par rapport à la situation, ce qu’il n’a pas fait. Il a également remis en cause mon impartialité, ce que je ne peux accepter. En matière de gouvernance, il a sa façon de voir les choses et moi la mienne. Mais éthiquement, j’estime qu’il ne peut plus être présent au CA.” Rien n’est cependant joué puisque le point reviendra officiellement sur la table du prochain conseil.

De son côté, le syndicat a signé le protocole proposé par Cédric Mélis. Le personnel pourra se prononcer sur l’aspect relationnel et organisationnel au sein de l’asbl. Après quoi le SETca espère “sortir de ce conflit et retrouver un climat social apaisé pour le bien-être des travailleurs.”

Il regrette toutefois que la CA n’ait par pris conscience plus tôt de l’ampleur de la situation et qu’il faille à nouveau attendre une semaine avant une prise de position. Enfin, il juge regrettable et choquant que Didier Donfut “réduise le combat des travailleurs et leurs actions à un simple règlement de comptes.”