Mons-Centre Après avoir jeté son mégot, les policiers lui ont tout fait ramasser devant son école

Une vidéo amateur fait le buzz depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. On y voit deux policiers de la zone de police de Mons-Quévy en train de patrouiller, à pied, à proximité de l’école du Nursing, à Mons. Des étudiants sont devant l’établissement scolaire, certains fument une cigarette jusqu’à ce que l’un d’entre eux jette son mégot au sol. Les policiers sont alors intervenus lui demandant de le ramasser.

Durant plusieurs minutes, l’étudiant, pris en flagrant délit d’incivilité, a refusé de s’exécuter. Oui mais voilà, jeter son mégot par terre peut coûter cher à Mons. L’amende s’élève d’ailleurs à 55 euros ! Les policiers auraient donc pu verbaliser l’étudiant pour son geste incivique. Mais au final, c’est muni d’un gilet fluo et d’une pince à déchets qu’il s’est vu "payer" son amende. Il a ramassé une série de mégots aux alentours de son école, malgré le petit chahut de mécontentement des étudiants.

Sur les réseaux sociaux , la vidéo se visionne, se partage et se commente. Certains critiquent l’action des policiers, mais nombreux sont aussi ceux qui la saluent. Il faut écrire qu’à Mons, le bourgmestre, Elio Di Rupo (PS) affirme que la lutte contre les incivilités en tous genres fait partie des priorités. D’autant plus que plus de dix millions d’euros sont consacrés annuellement à la propreté publique.

Le chef de corps de la zone de police de Mons-Quévy, Marc Garin, salue aussi l’action de ces deux policiers. "La police, par des équipes individuelles ou par des actions plus spécifiques, intègre aussi cette lutte contre les actes inciviques. J’ai trouvé l’attitude et le comportement des policiers très dignes, alors que ce n’était pas forcément évident d’intervenir. Ce type d’action ne fait pas l’unanimité, mais nous devons aussi participer à ce qu’il y ait plus de civisme dans la ville."

Au départ c’est une cigarette, puis une déjection canine, des dépôts et des stationnements sauvages, … Les exemples ne manquent pas, mais "la qualité d’une ville passe par cette lutte contre la malpropreté."