Mons-Centre Le ministre de la mobilité a dégagé le budget nécessaire à la réouverture de la ligne transfrontalière.

Le rêve de revoir un jour des trains de marchandises traverser la frontière à Quiévrain n’en sera bientôt plus un. La concrétisation de la réouverture de la ligne qui relie Valenciennes à Mons se rapproche à grands pas. Le financement pour réaliser les travaux nécessaires a en tout cas enfin été accepté par le ministre de la Mobilité François Bellot (MR). "Le budget pour les travaux fera partie de l’enveloppe dégagée dans le cadre du milliard d’investissement", confirme le cabinet du ministre.

L’appel lancé il y a quelques semaines par le ministre wallon de la mobilité, Carlo Di Antonio (CDH), a donc été entendu. "Je ferai tout pour que ce dossier soit bien retenu, en totalité ou en partie sur cette enveloppe, au besoin en complétant le montant finalement retenu par un cofinancement wallon", nous avait-il confié.

Les travaux doivent être réalisés sur un total de 14 km de voie ferrée : 800 m pour la Belgique avec 2,3 millions d’euros de budget; 13 km pour la France avec 15 millions d’euros nécessaires. Ils’agit désormais de convaincre le côté français de concrétiser le projet. "Pour que la jonction se fasse, il faut que les deux pays se mettent d’accord", soutient le cabinet du ministre Bellot.

"De notre côté, nous sommes prêts, donc nous attendons juste le signal du côté français. Nous avons besoin de recevoir des garanties de l’État français que le budget sera bien débloqué."

Contactées par nos soins, la SNCF et la région des Hauts-de-France expliquent attendre une communication officielle de la Belgique avant de débloquer les budgets. La SNCF annonce également que des travaux de rénovation seront entamés en 2019 sur le tronçon de 13 km côté français afin de faciliter l’accès aux entreprises, et notamment à l’usine Bombardier, qui se situe juste à côté de la frontière avec la Belgique et Quiévrain. "Ces travaux ne seront pas inconciliables avec la réouverture de la ligne 97", ajoute Jean-Yves Dareaud, porte-parole de la SNCF.

Une fois un accord trouvé, il faudra encore patienter quelques années avant que le chantier ne soit réalisé. Cette réouverture améliorerait en tout cas considérablement le transport de marchandises pour les entreprises françaises, celles du cœur du Hainaut et même du port d’Anvers, qui soutient cette réouverture.