Mons-Centre

Il a été agressé par un jeune condisciple de son âge.

Le drame a été évité de justesse ce lundi aux alentours de 11 h à l’Athénée provincial de La Louvière, alors que l’établissement rouvrait ses grilles après deux semaines de congé. En plein cours, un élève de première année secondaire s’est retourné contre l’un de ses condisciples et l’a poignardé au niveau de l’oreille et du cou.

Alerté par les cris des élèves, le personnel a épaulé l’enseignant et contacté les secours afin de porter assistance à la victime, un jeune garçon prénommé Louis. Ce dernier a été transporté à l’hôpital de Jolimont pour recevoir d’urgence les soins adéquats. Par miracle, ses jours ne sont pas en danger.

Quant à l’auteur des faits, âgé de seulement 12 ans et ayant fait son entrée en secondaire en septembre dernier, il a pu être appréhendé. "Après avoir porté ce coup de couteau, il est resté dans la classe, encore énervé par ce qu’il venait de se passer. Les autres élèves ont été confinés dans un autre local", précise Georges Chavagne, directeur régional des Enseignements du Centre.

Un périmètre de sécurité a été établi et le jeune agresseur a pu être emmené par la police locale. "À cette heure-ci, à notre niveau, ce geste reste inexpliqué. Il n’y a pas eu de signes avant-coureurs, nous ne comprenons pas comment cet élève a pu en arriver là." Du côté de la police, peu d’informations filtrent, compte tenu du très jeune âge des personnes impliquées.

Les élèves seront aussi entendus. Dans l’intervalle, ils ont pu compter sur les services d’appui psychologique du centre psycho-médico-social (PMS) et de la police. "Nous avons souhaité les encadrer du mieux que nous le pouvions face à ces événements. Les parents ont évidemment été prévenus et ont eu la possibilité de venir chercher leur enfant."

L’acte est isolé mais il n’en demeure pas moins gravissime et inquiétant. Tant du côté de la direction que des parents d’élèves, c’est l’incompréhension la plus totale. "Comment cet élève a pu se dire, à un moment donné, qu’il allait emmener avec lui un couteau et probablement s’en servir ?", s’interroge encore Georges Chavagne.

L’établissement compte près de 1.200 élèves. Pour l’heure, aucune mesure de sécurité supplémentaire n’est envisagée. "Si nous avions des informations contraires, nous agirions, mais il n’est pas envisageable de fouiller les sacs de plus de 1.000 enfants chaque matin." Il est encore moins possible d’anticiper un tel passage à l’acte dans le chef de si jeunes adolescents.