Maurice Lafosse devant la chambre des mises

Johanne Tinck Publié le - Mis à jour le

Mons-Centre

L’ex-bourgmestre de Mons espère ne pas avoir à comparaître en correctionnelle

MONS À la mi-mai, Maurice Lafosse, ex-bourgmestre et président de la société de logements sociaux Sorelobo devenue désormais Toit et Moi, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel par la chambre du conseil.

Il est inculpé de coups et blessures volontaires et d’homicide involontaire dans le dossier de l’incendie des Mésanges. Celui-ci était survenu en février 2003. Il avait fait sept morts et 26 blessés.

Victor Zdanov, ex-directeur gérant de la Sorelobo avait, lui aussi, été renvoyé par la chambre du conseil devant le tribunal correctionnel. Mais, ils n’ont pas fait appel. Quant à Jean-Michel Gosset, ex-directeur technique, il avait bénéficié d’un non-lieu.

C’est donc seul que l’ancien bourgmestre a entrepris cette démarche d’appel. Il a été entendu lors d’une audience s’étant tenue à huis clos. Il aurait déclaré ne pas comprendre ce qui lui était reproché.

Il aurait indiqué ne pas avoir suffisamment de précisions. Il estimerait donc ne pas pouvoir exercer ses droits de défense.

L’avocat des victimes, Jan Fermont, réfute ces arguments. “On sait qu’il y a des problèmes de sécurité depuis que le bâtiment a été construit, c’est-à-dire en 1968. Les pompiers avaient déjà fait part des problèmes. Par la suite, il n’y a eu aucune action adéquate si ce n’est la pose d’escaliers de secours.”

John Joos, porte-parole des victimes, espère quant à lui que cette démarche ne sera pas un frein à l’existence du procès. “Maurice Lafosse est peut-être un bouc émissaire. Mais ce n’est pas pour cela qu’il n’a rien à se reprocher. Il ne suffit pas d’exercer des mandats. Il faut en assumer les responsabilités. Les victimes attendent depuis bien longtemps. Ce qu’elles veulent, c’est un procès.”



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