Mons-Centre

Son comparse a eu une peine plus clémente

Frank D. et Philippe L. avaient comparu devant le tribunal de Mons en avril dernier pour une affaire de stupéfiants.

Dans les débats, il était très vite ressorti que tout le monde pointait du doigt Frank D. comme étant l'organisateur de différentes plantations établies dans le pays, à Braine-le-Comte, Evere et Cornil.

Si celui-ci a continué à appeler sa culture "son petit jardin, utilisé pour ne fournir qu'un seul client en boutures", les chiffres de la saisie disaient pourtant tout autre chose : mille boutures, 175 plants utilisés pour fournir les boutures, 370 grammes d'herbe, 14 000 € cachés dans une poubelle et 2 000 € sur le prévenu. Dur à croire donc que l'individu ne faisait pas dans le commerce en gros.

A son égard, la juge Bury n'a pas souhaité montrer de clémence. L'homme étant en état de récidive, elle a suivi les recommandations du ministère public et a prononcé une peine de quatre ans de prison à l'égard du prévenu, ainsi que 1000 € d'amende.

Pour Philippe L., la situation était plus délicate. Tout portait à croire que l'homme avait été manipulé par son complice pour gérer les plantations de Cornil et Braine-le-Comte. L'avocate de Frank D. avait expliqué que celui-ci n'avait fourni que "quelques conseils et une aide financière" à son ami, mais sans convaincre la juge de son rôle plus important dans ces cultures.

Là aussi, la peine demandée par le ministère public a été respectée. Philippe L. n'ayant pas d'antécédent, il écope de deux ans de prison avec un sursis de cinq ans.