Mons-Centre Le procès des deux gangs de motards rivaux s’est poursuivi avec les premières plaidoiries

La deuxième journée du procès exceptionnel des Hells Angels et des No Surrender s’est déroulée sans encombre ce mardi et avec nettement moins de sympathisants. Alors que le dispositif policier reste important pour assurer la sécurité publique et la sérénité des débats, la salle d’audience était pratiquement déserte. Les prévenus membres des Hells Angels n’étaient pas présents pour assister aux plaidoiries de la défense des No Surrender. Seuls les prévenus détenus, motards au No Surrender, étaient du procès. Même les blousons de cuir de la centaine de "frères" des Hells Angels n’ont pas fait le déplacement.

Sept plaidoiries de la défense des membres des No Surrender ont été entendues lors de la journée. Tous réclament un acquittement pur et simple des faits reprochés ou encore la clémence du tribunal. Les deux tentatives d’assassinat, le trafic d’armes et la participation à une organisation criminelle sont niés en bloc par ces treize prévenus. Sur l’existence d’une organisation criminelle, le tribunal a par ailleurs invité les prévenus à se défendre d’une potentielle participation à une association de malfaiteurs.

L’audience s’est principalement focalisée sur les membres des No Surrender. Les peines encourues sont nombreuses à charge de ces treize prévenus. Le ministère public a requis jusqu’à 25 ans de prison à l’égard de celui qu’il considère comme le patron du chapitre local. D’autres membres risquent, en moyenne, entre 9 et 20 ans de prison.

Les différentes plaidoiries des avocats de la défense ont décortiqué l’enquête et ses présumées imperfections. Du coup, le procureur du roi de Mons a remis les points sur les "i". "Ce dossier n’est pas une montagne qui accouche d’une souris ! répliquait Christian Henry. Les perquisitions de mars 2017 en Belgique ont permis de saisir 50 armes à feu, dont 10 dans le chapitre montois des No Surrender. Au total, 50.000 euros ont été saisis ainsi que 800 grammes de cocaïne, de l’ecstasy et des produits dopants."

Les débats reprendront ce mercredi avec d’autres plaidoiries de la défense des No Surrender et, peut-être, les premières des membres des Hells Angels.