Mons-Centre

Plusieurs associations pourraient se relayer pour intervenir auprès des SDF et personnes démunies

Depuis de longues années et plus intensivement encore depuis quelques mois, David Bouillon, médecin généraliste au sein de la maison médicale de Ghlin, est actif aux côtés des personnes les plus fragilisées. Si dernièrement il lançait un vaste appel à la solidarité pour récolter des médicaments non-périmés à destination de ceux qui n’ont pas les moyens de se soigner, il tente aujourd’hui de constituer un annuaire de la solidarité.

Objectif, fournir à ceux qui en ont besoin tous les contacts utiles pour disposer d’un colis alimentaire, trouver de nouveaux vêtements ou bénéficier de soins médicaux ou corporels à moindre coût. « Jusqu’ici, beaucoup d’associations travaillent en solo. L’idée, c’est de regrouper dans un folder de quelques pages, qui tiendrait dans la page d’une veste, les adresses et numéros de téléphone des associations capables de leur venir en aide », explique le docteur Bouillon.

Pour l’heure, la maison médicale de Ghlin peut déjà compter sur le soutien de plusieurs associations et bénévoles, dont la Petite Maison du Peuple de Colfontaine, SDF Solidarité, l’Entraide de Ghlin et prochainement, M.Coiffure, situé au sein du centre de bien-être L'Évasion. Michel Befumo, 20 ans, compte offrir la possibilité aux SDF de se coiffer gratuitement une fois par mois « C’est en associant nos forces que nous avancerons, pas en restant chacun de son côté. »

Un appel a donc été lancé sur les réseaux sociaux pour inviter toutes les associations et groupes humanitaires à intégrer ce réseau collaboratif et solidaire. « Les avantages sont multiples. Pour les associations, cela leur permet de faire appel à d’autres si elles ne peuvent répondre à la demande. Pour le public-cible, cela permet de trouver très rapidement ce qu’il recherche. Certains SDF ne mangent pas durant plusieurs jours, faute de solution. Beaucoup de messages d’aide passent par Facebook mais certains restent sans réponse. »

Et d’ajouter : « À l’instar de ce que l’on fait pour les médicaments, il faut agir dans l’urgence. Ces personnes ont besoin d’aide à un instant T, pas trois jours plus tard. Je réfléchis à la possibilité de réunir toutes les associations volontaires pour exposer le projet, voir qui pourrait faire quoi et ainsi créer une base de données sur laquelle les plus démunis pourront s’appuyer lorsqu’ils ont besoin de faire appel aux associations. Le train de la solidarité prend forme, nous ajoutons progressivement les wagons.»