Mons-Centre Du côté de la majorité, la proposition risque d’être recalée au prochain conseil communal

La nouvelle idée du chef de file MR Georges-Louis Bouchez va encore faire grincer les dents de la majorité PS/CDH à Mons. Le MR a en effet jeté son dévolu sur le trou béant laissé par l’effondrement de l’ancien bâtiment Mexx dans le piétonnier montois. Situé au carrefour formé par le piétonnier et la rue des Fripiers, le bâtiment (avec d’autres cellules) fait l’objet de travaux afin de créer une seule et même cellule commerciale. Mais les libéraux envisagent d’autres dessins.

"Je m’interroge sur le fait de reconstruire un bâtiment à cet endroit", explique Georges-Louis Bouchez. "L’effondrement a laissé entrer une vraie luminosité dans cet axe. Il s’agirait d’en profiter pour créer un espace de lumière, un lieu de convivialité avec un parc, des aménagements urbains et même des espaces de jeu. Cette situation, un peu par hasard, s’offre à nous pour revoir le projet initial et inciter les gens à revenir dans le piétonnier."

Reste que le projet, longtemps retardé, est porté par la société CityMall, qui a investi 7,5 millions d’euros dans la création d’une grande cellule commerciale de 1.000 m² à ce carrefour. Fusionner plusieurs cellules pour en faire des plus grandes a déjà séduit. D’ailleurs, l’enseigne japonaise Uniqlo devrait y prendre ses quartiers. "Tout cela est négociable", rétorque Bouchez. "Oui, il y a un investissement qui a été fait mais il peut se faire ailleurs. Vu le volume de cellules vides dans le piétonnier, je ne vois pas pourquoi on devrait impérativement reconstruire cette cellule."

Et d’ajouter : "Ici, il y a une réelle opportunité d’offrir une autre expérience shopping aux gens, avec des services, des points d’informations, des lieux de repos, et des espaces verts,… dans un lieu où il est indispensable de proposer des espaces de convivialité et de qualité aux citoyens. À cet endroit, c’est l’occasion de mixer le shopping et un espace de bien-être dans un lieu de passage attractif."

Du côté de la majorité, la proposition risque d’être recalée au prochain conseil communal. "Le mur s’est effondré, d’accord", tonne Nicolas Martin (PS), premier échevin. "Décidément, certains aiment faire le vide alors que d’autres aiment construire… L’investissement s’élève à 7,5 millions d’euros pour rénover ces cellules et réaliser un nouveau concept. Qui plus est, le permis a été octroyé !"


Quid du Passage du Centre?

"À Pâques, l’investisseur doit nous dire si c’est blanc ou noir", nous disait le bourgmestre, Elio Di Rupo (PS). On est à la Toussaint de la même année et le sort de la galerie commerçante du passage du Centre à Mons stagne. Au fil des années, cette galerie est devenue l’ombre d’elle-même alors que la redynamisation du commerce en centre-ville est l’un des enjeux majeurs de la Cité du Doudou. L’investisseur Breg, déjà connu à Mons comme étant à la manœuvre dans l’arrivée de Primark et de Renouv’o, prévoyait d’acheter le passage du Centre pour en faire une galerie ouverte. Il envisage aussi d’agrandir les cellules existantes. Les négociations ont battu leur plein mais n’ont toujours pas abouti. Les rapports pompiers sont par contre réalisés. Selon nos informations, des aménagements de sécurité de mise en conformité par rapport aux normes incendie doivent être réalisés. À ce stade, rien n’indique que la galerie serait frappée d’un arrêté de fermeture. À suivre.