Mons-Centre À l’approche de la Toussaint, les ouvriers sont à pied d’œuvre pour nettoyer les allées

Comme chaque année en pareille période, de nombreuses familles s’apprêtent à se rendre aux cimetières pour fleurir les tombes de leurs proches. Du côté des autorités communales, on s’active pour que les lieux soient propres et bien entretenus malgré l’abandon progressif des produits phytosanitaires, dont l’utilisation sera totalement proscrite en 2020 dans les espaces publics.

Il faut donc s’adapter. "Le service a désherbé environ cinq fois les neuf cimetières depuis le mois d’avril. Chaque passage est assuré par environ cinq ouvriers, en permanence, durant trois semaines", précise Luc Dumont (PS), échevin en charge de la Propreté publique à Saint-Ghislain. De nombreuses personnes ont également été mobilisées pour venir à bout des mauvaises herbes : fossoyeurs, ALE mais également ouvriers communaux de tous les services et entreprise privée.

Même combat du côté de Mons, où le travail ne manque pas dans les 21 cimetières. "Nous n’avons pas engagé mais avons fait appel à des ALE pour donner un coup de pouce à nos agents, qui sont très compétents mais en nombre insuffisant pour gérer la situation", souligne Mélanie Ouali (PS), échevine. "La nature reprend ses droits, ce qui nous a contraints à acquérir du matériel thermique et à nous adapter. C’est beaucoup de travail car les étendues sont importantes."

La région du Centre n’est pas en reste. Dans la Cité des Loups, le travail mené toute l’année dans les 14 cimetières s’intensifie en cette période. "Nous avons débuté l’abandon des produits phyto en 2016 pour un abandon total d’ici 2019", rappelle Laurent Wimlot (PS), échevin des Travaux. "Nous avons acheté du matériel mécanique et certaines machines sont toujours en cours d’acquisition. Mais il faut surtout beaucoup d’huile de coude afin de passer entre les monuments sans les abîmer."

La Ville a dû faire appel à une société privée afin de compenser certaines absences. "Nous nous rendons compte à quel point gérer cette situation est difficile. Les cimetières touchent de très près la population, nous faisons au mieux. En sachant qu’en fonction de la météo, le travail effectué peut ne plus être visible la semaine suivante… C’est frustrant et négatif en termes d’image."

Enfin, du côté de Soignies et de ses huit cimetières, le travail est resté interne. "Il faut s’organiser différemment, réfléchir autrement. Grâce aux 8.500 euros de subsides octroyés, nous avons pu acheter du matériel pour un désherbage mécanique, censé faciliter la tâche du personnel. Ce n’est pas évident mais c’est nécessaire pour la nature", souligne Olivier Maillet, directeur général f.f. "Davantage d’ouvriers ont été affectés au nettoyage des cimetières mais nous n’avons pas engagé. Un agent technique a spécifiquement été formé à cela afin d’être plus efficace et efficient."

Notons enfin que si les ouvriers et les fossoyeurs sont à pied d’œuvre à l’approche de la Toussaint, c’est toute l’année qu’ils sillonnent les allées de ces cimetières qui, par la force des choses, se végétalisent davantage.