Mons-Centre Ce vendredi se tenait au Palais provincial de Mons une première conférence réunissant des experts des deux pays

À l’instar d’autres pays européens, la Belgique et la France se partagent le triste titre de victimes du terrorisme. Si de nombreuses mesures de sécurité ont été adoptées depuis que les attentats sont venus briser le quotidien de nos pays, l’économie d’un travail en amont ne peut être faite pour endiguer le phénomène. Les experts sont unanimes sur le sujet.

Bon nombre d’entre eux étaient justement réunis ce vendredi au Palais provincial de Mons. Tommy Leclercq, gouverneur du Hainaut, Carl Decaluwé, gouverneur de Flandre occidentale et Michel Lalande, Préfet de la Région Hauts-de-France, y ont ouvert la première conférence relative à "une approche franco-belge de la lutte contre le radicalisme."

L’objectif de la conférence a été clairement annoncé : échanger sur les méthodes de prévention et d’appréhension du phénomène de radicalisation, propres à chaque pays, et inciter les élus à développer le partenariat avec les services de l’Etat engagés sur les dispositifs de prévention de la radicalisation, au regard de l’exemple belge.

Une série d’interventions au cours de la matinée a notamment permis d‘évoquer l’état de la menace terroriste de part et d’autre de la frontière et de présenter les dispositifs existants en matière de prévention de la radicalisation.

Quatre thématiques ont été abordées au travers de quatre ateliers : la détection, les mineurs, le désengagement et les défis à venir. Pour travailler sur ces thèmes, une soixantaine d’interlocuteurs incontournables en matière de lutte contre la radicalisation : élus et leurs représentants de part et d’autre de la frontière, acteurs institutionnels et associatifs… Le service de police des Pays-Bas en charge de la coordination nationale en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme était également présent. Ils avaient été réunis par les services des Gouverneurs, des Autorités fédérales belges, des Autorités françaises qui saluent le travail déjà réalisé dans la lutte contre le radicalisme tout en insistant sur la place qu’il convient d’accorder à la coopération transfrontalière.