Mons-Centre

Mélissa T. a été entendue pour avoir frappé et mordu le gérant d'un snack montois

Au tribunal ce 16 mars, une jeune fille est placée sur le banc des prévenus pour deux affaires. La première présentée concerne l'agression du gérant d'un snack. Le 20 novembre 2014, une altercation a eu lieu entre Melissa T. et Souliman dans le commerce de ce dernier, à Mons. Mélissa T., âgée alors de 24 ans, aurait agressé la victime, causant à celui-ci une incapacité de travail de trois jours. Les circonstances de la dispute restent très floues, le prévenu et la victime ayant des versions discordantes. La victime n'était pas représentée au tribunal, sa version se base donc uniquement sur les auditions.

Mélissa T. déclare à la Juge qu'elle est entrée dans le commerce « pour demander du papier aluminium au gérant, pour pouvoir emballer mes tartines. Mais il a dit non, parce que j'ai toujours refusé de coucher avec lui. » Souliman se serait alors emporté, et aurait commencé à l'insulter. « La liste des insultes que la prévenue a déclaré, lors de son audition, avoir reçue est longue et détaillée », déclare la Procureur, « et nous nous abstiendrons de toute les lire ici-même, cela vaut mieux. Rappelons toutefois que la victime n'a pas déclaré avoir prononcé ces insultes. » Le gérant du snack aurait alors attrapé Mélissa par le cou afin de la reconduire hors de son établissement. Des coups auraient été échangés à ce moment-là, mais Mélissa T. finit malgré tout par sortir. Une fois sortie, Mélissa T. assure à la Juge avoir été poursuivie dans la rue par la victime, qui la menaçait avec une paire de ciseaux. Plutôt que de continuer sa fuite, Mélissa T. serait alors revenu débarrasser son opposant de son arme en lui mordant le bras. Elle aurait ensuite poursuivi sa fuite et se serait réfugiée chez son ami.

Mais alors qu'elle était apparemment en sécurité, Mélissa T. choisit finalement de retourner au snack, accompagnée de son pitbull, afin de finir l’échauffourée. Emportée par sa fougue, elle saisit au passage un poêlon et un manche à raclette métallique, deux armes de choix toutes deux trouvées, apparemment, par hasard dans la rue. Forte de son attirail et de son garde du corps à quatre pattes, la prévenue se poste alors devant le snack, et tente de faire sortir la victime à l'aide de propos menaçants. Ses efforts restent vains. Elle interpelle alors un motard qui passait par là sans demander son dû, et celui-ci conseille à la jeune fille d'appeler les secours pour qu'ils terminent de régler cette histoire. Les secours sont arrivés sur place et ont emmené la prévenue. La Procureur Carette pointe le fait que Mélissa T. soit revenue, malgré que l'altercation était finie, et demande six mois d'emprisonnement. L'avocate de Mélissa T., demande quant à elle l'acquittement. Le jugement sera prononcé le 20 avril 2017.