Mons-Centre André Ceuterick y a repéré plusieurs films qui pourraient intégrer la programmation du prochain rendez-vous montois

Si certains doutaient encore du caractère international du FIFA, les dernières nouvelles du festival montois devraient convaincre les plus sceptiques. André Ceuterick, l’illustre délégué général du Festival international du Film d’amour de Mons a assisté ce week-end aux Journées Cinématographiques de Carthage. L’événement est considéré comme étant le doyen des concours cinématographiques africains et arabes.

Sa participation bien loin des contrées belges pourrait apporter un plus au FIFA. "J’ai été invité par son président Néjib Ayed, un producteur avec lequel je travaille depuis vingt-cinq ans dans le cadre des relations cinématographiques belgo-tunisiennes", a-t-il confié à l’agence Belga. "Les JCC constituent une source très riche de productions fort intéressantes. Nous en retrouverons certainement une demi-douzaine au prochain festival de Mons."

Parmi les films qui l’ont positivement marqué lors de ces JCC figure le long-métrage franco-libanais "L’Insulte" (2017), de Ziad Doueiri, primé à la dernière Mostra de Venise et qui sortira dans les salles belges en janvier 2018. Aussi présenté cette semaine au festival carthaginois, le drame policier "La Belle et la meute" (2017), de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, est programmé chez nous en fin d’année.

"Hormis ces quelques exceptions, nous constatons que les réalisations africaines et arabes sont très peu distribuées en Europe, et particulièrement en Belgique. Le cinéma constituant une vertu d’ouverture et de tolérance, il me semble important de promouvoir ces films et de prolonger leur présence dans nos festivals par une diffusion dans nos salles."

Aussi directeur du service cinématographique provincial hennuyer, André Ceuterick entretient depuis plusieurs décennies des relations avec les autorités culturelles tunisiennes. "Le Hainaut et le gouvernorat de Nabeul vivent depuis très longtemps des échanges réguliers. Nous sommes liés par un jumelage conventionné qui, depuis la révolution de 2011 en Tunisie, a quelque peu été mis en suspens. Nos homologues ont changé, de nouvelles équipes ont été mises en place, tout cela prend un certain temps. De notre côté, avec notre député-président Serge Hustache, en charge des relations internationales, nous essayons de réactiver tout cela".